Une réponse maigre en détails au rapport de la révision de la Loi sur les langues officielles
Fredericton, le 12 décembre 2022 – La déclaration suivante a été publiée aujourd’hui par Shirley MacLean, commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick, à la suite de l’annonce du gouvernement par rapport à la révision de la Loi sur les langues officielles du Nouveau-Brunswick.
« Après un an d’attente, nous avons reçu aujourd’hui une réponse vague du premier ministre sur le dossier de la révision de la Loi sur les langues officielles.
Le Rapport de la Révision 2021 de la Loi sur les langues officielles du Nouveau-Brunswick, réalisé par les commissaires Yvette Finn et John McLaughlin, comprenait une analyse et des recommandations détaillées pour continuer le cheminement vers l’égalité du statut, des droits et des privilèges de nos deux langues officielles. Le gouvernement a aujourd’hui donné quelques pistes d’un projet de loi à venir au printemps, sans tout de même donner une réponse complète au rapport de la révision.
Bien que j’applaudisse la création d’un Secrétariat aux langues officielles au sein de l’appareil gouvernemental, une recommandation de longue date de la part du Commissariat, je dois m’admettre laissée sur ma faim quant aux autres intentions du gouvernement vis-à-vis les langues officielles au Nouveau-Brunswick. C’est un dossier que je continuerai à suivre de près. Entre-temps, je demeure engagée à être à l’écoute de nos deux communautés linguistiques et à exécuter mon mandat avec intégrité. »
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Rapport annuel 2021-2022 du Commissariat aux langues officielles du Nouveau-Brunswick
Fredericton, le 12 décembre 2022 – La commissaire aux langues officielles invite tous les Néo-Brunswickois à rester solidaires et unir leurs voix afin d’appuyer le bilinguisme officiel au Nouveau-Brunswick. Dans son rapport annuel pour l’exercice financier 2021-2022, la commissaire Shirley MacLean rappelle au gouvernement que selon un sondage d’opinion publique effectué récemment, 81 % de la population néo-brunswickoise se prononce en faveur de la Loi sur les langues officielles.
« Les langues officielles ont fait beaucoup jaser récemment dans la province, » a déclaré la commissaire MacLean. « La gestion du dossier de la révision de la Loi sur les langues officielles et les changements à l’immersion en français sont deux sujets qui ont suscité beaucoup de réactions. La grande majorité d’entre nous avons un respect inhérent pour les deux communautés linguistiques de la province. Restons solidaires en tant que majorité et unissons nos voix pour nous faire entendre. »
Dans son rapport, la commissaire formule quatre recommandations au gouvernement :
- de faire bon usage des constats du sondage d’opinion publique Langue et société dans l’élaboration des politiques et des communications publiques ayant trait aux langues officielles;
- que, lorsque les prochaines modifications législatives seront apportées à la Loi sur les langues officielles, le paragraphe 42(1) stipule qu’une révision décennale soit entreprise, mais rajoute également que le premier ministre doive réagir formellement aux recommandations de la révision dans les 60 jours suivant la conclusion du processus de révision;
- de fournir au Commissariat aux langues officielles un budget suffisant et sans contraintes administratives afin qu’elle puisse exécuter son mandat promotionnel comme bon lui semble et continuer de promouvoir l’avancement des deux langues officielles dans la province;
- de redoubler ses efforts afin de pouvoir attendre sa cible d’accueillir 33 % d’immigrants francophones annuellement d’ici 2024 tel qu’énoncé dans l’initiative Un nouveau départ : la stratégie de croissance démographique du Nouveau-Brunswick 2019-2024. Une fois cette cible atteinte, une nouvelle cible réparatrice devrait être adoptée afin de combler les écarts qui ont persisté pendant de nombreuses années.
De plus, la commissaire présente dans son rapport une série de dossiers traités pendant l’exercice financier 2021-2022. Ces résumés présentent les recommandations formulées aux institutions visées par les plaintes. La commissaire note que les plaintes visant les soins de santé ont été nombreuses en 2021-2022, avec au-delà de 40 % des plaintes traitées visant les régies régionales de la santé ou le ministère de la Santé.
D’ailleurs, du 1er avril 2021 au 31 mars 2022, le Commissariat a reçu 206 plaintes. De ce nombre, 104 plaintes étaient recevables, soit 93 alléguant le manque de service en français et 11 alléguant le manque de service en anglais.
« Je me dois encore une fois de souligner la bonne volonté des institutions gouvernementales à collaborer avec mon bureau dans la résolution des plaintes, » a ajouté la commissaire MacLean. « Même si le système n’est pas parfait et que des violations à la Loi sur les langues officielles nous sont soulevées, les institutions adoptent une approche positive et sont disposées à résoudre les problèmes soulevés. C’est une question de respect, de fierté et d’égalité. »
Rapport intégral : Rapport annuel 2021-2022 du Commissariat aux langues officielles du Nouveau-Brunswick
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Bonne fête nationale de l’Acadie!
Fredericton, le 15 août 2022 – La commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick, Shirley MacLean, a émis la déclaration suivante à l’occasion de la Fête nationale de l’Acadie :
« En ce 15 août, j’invite la population néo-brunswickoise à célébrer. Célébrons en commémorant l’histoire, en appréciant la richesse culturelle, et en fêtant le dynamisme de la communauté acadienne du Nouveau-Brunswick.
Le combat pour la préservation de la langue française est une partie intrinsèque de l’histoire acadienne au Nouveau-Brunswick. Tel est le sort d’une langue en situation minoritaire. En ce 15 août, j’invite tous les Néo-Brunswickois à continuer à faire valoir leurs droits linguistiques tels qu’énoncés dans la Loi sur les langues officielles et la Charte canadienne des droits et libertés. Car c’est en posant ces gestes que nous pourrons progression vers une égalité linguistique réelle.
Le Nouveau-Brunswick est au cœur de la diaspora acadienne. La Fête nationale de l’Acadie est une occasion pour partager la culture invitante, chaleureuse, et accueillante de l’Acadie du Nouveau-Brunswick avec tous. Mais au-delà d’une simple journée, cette culture doit être célébrée au quotidien. Car c’est en accroissant la compréhension mutuelle entre nos deux communautés linguistiques que nous apprendrons à mieux nous comprendre. Bon 15 août! »
Déclaration sur l’inaction du gouvernement concernant la révision de la Loi sur les langues officielles
Fredericton, le 10 juin 2022 – La déclaration suivante a été publiée aujourd’hui par Shirley MacLean, commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick.
« En ce dernier jour de la séance printanière de l’Assemblée législative, je suis grandement déçue par le silence du premier ministre sur la révision de la Loi sur les langues officielles.
En décembre 2021, le Rapport de la Révision 2021 de la Loi sur les langues officielles du Nouveau-Brunswick, rédigé par les commissaires John McLaughlin et la juge Yvette Finn, a été rendu public. Près de six mois se sont écoulés et il n’y a pas eu de réponse ou d’indication du gouvernement quant à la mise en œuvre des recommandations contenues dans le rapport. En effet, le premier ministre, qui, en vertu de l’article 2 de la Loi sur les langues officielles, est responsable de son administration, n’a fait aucun commentaire public concret sur les recommandations de révision de la Loi sur les langues officielles.
Le préambule de la Loi sur les langues officielles du Nouveau-Brunswick stipule que la Constitution du Canada affirme, en ce qui concerne les deux langues officielles, le pouvoir de la Législature et du gouvernement du Nouveau-Brunswick de promouvoir le statut, les droits et les privilèges de la communauté linguistique française et de la communauté linguistique anglaise au Nouveau-Brunswick.
Les premiers ministres du Nouveau-Brunswick, de Louis J Robichaud à David Alward, ont fait preuve de leadership et d’un appui indéfectible au bilinguisme officiel au cours des 53 dernières années. Ils ont adopté et révisé la Loi sur les langues officielles afin de faire progresser l’égalité de statut et d’usage du français et de l’anglais au Nouveau-Brunswick. Ces changements au fil des ans ont permis de reconnaître de façon continue l’importance de notre Loi sur les langues officielles, et d’accepter que cette loi est importante pour les Néo-Brunswickois et les communautés de langue officielle en situation minoritaire.
En tant que juriste, je peux comprendre que les modifications législatives ne se font pas du jour au lendemain. Mais six mois après la publication du rapport sur la révision de la Loi sur les langues officielles, les Néo-Brunswickois méritent à tout le moins d’entendre les réactions et les intentions du premier ministre quant à la mise en œuvre des recommandations du rapport.
L’absence de réponse du gouvernement au Rapport de la Révision 2021 de la Loi sur les langues officielles du Nouveau-Brunswick ne tient pas compte des 6 656 participants au questionnaire, des 31 mémoires déposés auprès des commissaires pendant leurs consultations et des plus de 80 réunions avec 200 personnes et 52 groupes d’intervenants qui ont participé à ces discussions. Plus important encore, l’absence de réponse donne l’impression que le rapport manque d’importance, ce qui est un manque de respect envers les commissaires, les participants au processus de consultation et tous les Néo-Brunswickois.
L’absence de progrès dans ce dossier est en fait un recul pour les droits linguistiques. Continuons à faire avancer notre province. Modernisons notre Loi sur les langues officielles. »
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Lettre d’opinion : Affirmons tous notre appui sans équivoque pour les langues officielles
La lettre d’opinion ci-dessous a été envoyée aux quotidiens du Nouveau-Brunswick le 7 avril 2022 par la commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick, Shirley C. MacLean, c.r.
L’automne dernier, le Commissariat aux langues officielles du Nouveau-Brunswick a commandé un sondage d’opinion publique pour connaître le point de vue de la population néo-brunswickoise sur de multiples aspects des langues officielles dans la province : les attitudes envers le bilinguisme, les relations entre les communautés linguistiques, la qualité et l’importance de l’enseignement des langues dans nos écoles publiques, les perceptions de l’identité, et la prestation des services gouvernementaux dans l’une ou l’autre langue officielle.
Les résultats, publiés le 4 avril, sont clairs : une forte majorité de Néo-Brunswickois (81 %), provenant de toutes les régions de la province, appuie le concept de la Loi sur les langues officielles et du bilinguisme. Ce plus récent sondage reprenait les thèmes abordés lors d’un sondage semblable réalisé par le Commissariat en 2009. À cette époque, l’appui pour les langues officielles s’élevait à 82 % dans la province.
Ainsi donc la population néo-brunswickoise maintient un appui majoritaire pour le bilinguisme aujourd’hui, et cela malgré l’arrivée sur scène pendant les 12 dernières années d’une faction politique ouvertement anti-bilinguisme dans la province. Ce sont des résultats encourageants qui, à mon avis, viennent appuyer la théorie selon laquelle la majorité demeure souvent silencieuse alors que les voix des minorités sont malencontreusement amplifiées, souvent à l’aide des médias sociaux qui peuvent créer un effet de chambre d’écho.
En réalité, les langues officielles et le respect mutuel entre nos deux communautés linguistiques sont des valeurs fondamentales au Nouveau-Brunswick. Dans l’ensemble, la grande majorité d’entre nous sommes fiers de notre statut de seule province bilingue au Canada et voulons continuer à favoriser et à nourrir un Nouveau-Brunswick où nous préservons et promouvons l’égalité de statut, ainsi que l’égalité des droits et des privilèges de la communauté linguistique française et de la communauté linguistique anglaise.
L’appui pour la Loi sur les langues officielles et le bilinguisme est axé sur le respect des deux langues officielles, tandis que l’opposition au bilinguisme se retrouve principalement chez les anglophones qui ont cité la notion de privilège pour les francophones ou les Néo-Brunswickois bilingues en ce qui concerne l’accès aux possibilités d’emploi au sein de la fonction publique. Il est important de noter que cette opposition a été exprimée par une minorité de répondants au sondage et ne reflète pas l’ensemble des Néo-Brunswickois.
Cette notion de favoritisme pour les francophones et les travailleurs bilingues dans la province est un mythe qui perdure depuis longtemps. Selon des données récentes obtenues du gouvernement, les anglophones unilingues ont accès à 55 % des emplois gouvernementaux dans la partie I de la fonction publique provinciale.
La Loi sur les langues officielles cherche à assurer que les Néo-Brunswickois puissent avoir accès aux services gouvernementaux dans la langue de leur choix – elle ne dicte pas que tous les emplois gouvernementaux doivent être occupés par des employés bilingues. Certes, afin de fournir des services dans les deux langues officielles, un nombre de postes sont désignés bilingues dans la province, mais, grâce à une approche d’équipe, bien souvent les employés unilingues peuvent travailler en collaboration avec leurs collègues francophones ou bilingues pour fournir des services publics conformément à la Loi sur les langues officielles.
Par ailleurs, j’estime que les mythes et les mécontentements à la base de l’opposition de certains sont enracinés dans la méconnaissance de la Loi et de ses objectifs. Les résultats du sondage ont démontré une faible connaissance de la Loi sur les langues officielles et de l’existence du Commissariat aux langues officielles en général. Cela m’indique que j’ai encore du pain sur la planche en tant que commissaire.
La Loi sur les langues officielles n’impose pas le bilinguisme aux Néo-Brunswickois. Elle existe pour assurer que chaque personne au Nouveau-Brunswick – nos voisins, nos collègues, nos amis – puisse recevoir les services du gouvernement dans la langue officielle de son choix. Elle est à la racine de notre identité comme province : deux communautés linguistiques, deux langues, avec leurs historiques, leurs richesses, et leurs possibilités.
Au-delà de leurs applications pratiques ici dans la province, nos droits linguistiques sont également reconnus dans la Charte canadienne des droits et libertés, une composante de la Loi constitutionnelle, loi suprême de notre pays. Enchâssés dans la Charte, les droits et privilèges égaux du français et de l’anglais au Nouveau-Brunswick ne sont pas à débattre.
Je vous encourage donc tous à être fiers d’affirmer votre appui sans équivoque pour les deux langues officielles de notre province. Notre statut de province bilingue fait partie de notre identité et la grande majorité d’entre nous en sommes fiers. Manifestez votre appui ouvertement, n’ayez pas peur d’affirmer vos croyances que chaque Néo-Brunswickois, qu’il soit francophone ou anglophone, a un droit fondamental de pouvoir parler sa langue auprès des organismes publics. Ensemble, nous pouvons changer le discours sur les langues officielles et le bilinguisme.
L’appui pour les langues officielles demeure élevé au Nouveau-Brunswick
Fredericton, le 4 avril 2022 – Une forte majorité de Néo-Brunswickois (81 %) provenant de toutes les régions de la province appuie le concept de la Loi sur les langues officielles et du bilinguisme. De plus, la majorité de la population néo-brunswickoise (92 %) estime qu’il est important que l’instruction dans l’autre langue officielle soit disponible dans les écoles de la province. Voici quelques-uns des constats d’un sondage d’opinion publique réalisé par MQO Recherche pour le compte du Commissariat aux langues officielles l’automne dernier. Ce nouveau sondage reprenait les thèmes abordés lors d’un sondage semblable qui a été réalisé par le Commissariat en 2009.
« Ces résultats démontrent que les langues officielles et le respect mutuel entre nos deux communautés linguistiques sont des valeurs fondamentales au Nouveau-Brunswick, » a déclaré la commissaire MacLean. « Dans l’ensemble, la grande majorité d’entre nous sommes fiers de notre statut de seule province bilingue au Canada et voulons continuer à favoriser et à nourrir un Nouveau-Brunswick où nous préservons et promouvons l’égalité de statut, ainsi que l’égalité des droits et des privilèges de la communauté linguistique française et de la communauté linguistique anglaise. »
Le rapport de recherche aborde six grands thèmes, dont le profil linguistique de la province, les perceptions face à la Loi sur les langues officielles, les relations entre les communautés linguistiques, la langue de service, la langue et l’éducation, et les comportements sur la langue et la société. Voici les principaux constats :
- 81 % des répondants soutiennent la Loi sur les langues officielles;
- 89 % des répondants sont sûrs de pouvoir recevoir les services du gouvernement dans la langue officielle de leur choix;
- certains francophones ont déclaré que la qualité du service reçu dans un bureau du gouvernement provincial était pire que le service qu’ils auraient reçu dans l’autre langue officielle;
- 92 % des répondants estiment qu’il est important que l’instruction dans l’autre langue officielle soit disponible dans les écoles du Nouveau-Brunswick;
- 91 % des répondants estiment que les cours de langue seconde pour adultes devraient être accessibles gratuitement dans la province;
- il y a une faible connaissance de la Loi sur les langues officielles et de l’existence du Commissariat aux langues officielles;
- seulement 76 % des francophones parlent le plus souvent le français à la maison, tandis que 99 % des anglophones parlent plus souvent leur langue maternelle à la maison;
- les jeunes anglophones sont plus susceptibles d’indiquer un bon niveau de bilinguisme que leurs homologues plus âgés; et
- le mythe selon lequel il y a une préférence pour les francophones ou les locuteurs bilingues en matière de possibilités d’emploi persiste.
« Lorsqu’il s’agit des langues officielles, il est parfois facile de n’entendre que la voix de la minorité vocale, » a ajouté la commissaire MacLean. « En commandant ce sondage, mon objectif était de pouvoir faire le point sur les attitudes des Néo-Brunswickois à l’égard de la langue et de la société. Les résultats globaux de ce sondage, avec 81 % des Néo-Brunswickois qui appuient la Loi sur les langues officielles, se sont certainement avérés éclairants et encourageants. »
Rapport intégral : Langue et société au Nouveau-Brunswick
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Réaction au rapport sur l’apprentissage des deux langues officielles
Fredericton, le 2 février 2022 – La commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick, Shirley MacLean, a pris connaissance du rapport portant sur l’apprentissage des deux langues officielles publié aujourd’hui par les commissaires Yvette Finn et John McLaughlin.
« Bien que l’apprentissage des langues officielles ne fasse pas partie de mon mandat en tant que commissaire aux langues officielles, ce sujet est d’un grand intérêt pour le Commissariat, car le bilinguisme individuel a des impacts sur la capacité de nos institutions gouvernementales à assurer un service de qualité égale dans les deux langues officielles à l’échelle de la province », a déclaré la commissaire MacLean.
La commissaire est heureuse de constater que le rapport reconnait l’importance de la continuité dans l’apprentissage des langues. Le rapport contient des recommandations visant à améliorer l’apprentissage des langues secondes dans le système éducatif de la province à partir de la petite enfance ainsi que pour la population adulte, en notant l’importance de l’utilisation des langues secondes dans des contextes sociaux pour favoriser l’interaction, la compréhension, et l’appréciation interculturelles.
En autres sujets, le rapport formule quelques recommandations ayant trait aux règles d’admissibilité scolaires selon la langue. Le Commissariat aux langues officielles souhaite rappeler au gouvernement qu’en vertu de la Charte canadienne des droits et libertés, la communauté linguistique française et la communauté linguistique anglaise du Nouveau-Brunswick ont le droit à des institutions d’enseignement distinctes nécessaires à leur protection et à leur promotion. Cette garantie constitutionnelle et les principes de protection de la minorité linguistique doivent guider toutes modifications législatives apportées à cet égard.
« Je tiens à remercier encore une fois les commissaires, ainsi que leur équipe, pour ce travail de consultation détaillé, » a ajouté la commissaire MacLean. « Maintenant que le mandat des commissaires est accompli, j’invite le premier ministre à déposer sans tarder un projet de loi afin de réviser la Loi sur les langues officielles du Nouveau-Brunswick et d’ainsi améliorer le respect des droits linguistiques pour tous. »
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Rapport de la révision de la Loi sur les langues officielles : un bon départ
Fredericton, le 15 décembre 2021 – La commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick accueille favorablement le Rapport de la Révision 2021 de la Loi sur les langues officielles du Nouveau-Brunswick déposé aujourd’hui. Elle applaudit notamment les recommandations visant la création d’une entité centrale dédiée aux langues officielles au sein de l’appareil gouvernemental, la mise sur pied d’un comité permanent des langues officielles à l’Assemblée législative, les mesures pour accroître l’efficacité du Commissariat et l’inclusion explicite des foyers des soins dans la Loi.
« Un ministère provincial des Langues officielles pourrait appuyer le premier ministre dans l’application de la Loi, » a déclaré la commissaire MacLean. « C’est une recommandation que nous avons faite à maintes reprises et je suis convaincue que la création de cette entité donnera enfin au dossier des langues officielles le profil dont il est digne dans la seule province officiellement bilingue au Canada. »
Bien que la commissaire estime que la création d’un ministère des Langues officielles contribuera à assurer un meilleur respect de la Loi et à faire en sorte que les fonctionnaires provinciaux puissent travailler dans la langue de leur choix, elle aurait aimé voir une recommandation plus ferme afin de clairement inscrire dans la Loi le droit des fonctionnaires provinciaux de travailler dans la langue officielle de leur choix.
« J’encourage maintenant le gouvernement à agir rapidement afin de donner suite aux recommandations présentées, » a ajouté la commissaire MacLean. « La population a été consultée, l’analyse a été menée, et c’est maintenant le temps de passer à l’action. J’incite le premier ministre et tous les membres de l’Assemblée législative à assurer la présentation et l’adoption d’un projet de loi dans les meilleurs délais. »
La commissaire aux langues officielles tient à remercier les commissaires Finn et McLaughlin, ainsi que leur équipe, d’avoir effectué ce travail d’envergure. Elle tient aussi à souligner la participation des nombreux organismes et personnes qui ont pris le temps de participer à cet important exercice de révision.
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Rapport annuel 2020-2021 du Commissariat aux langues officielles du Nouveau-Brunswick
Fredericton, le 27 octobre 2021 – Les langues officielles continuent d’être reléguées à l’arrière-plan dans les communications liées à la COVID-19. Voilà une des principales conclusions du rapport annuel 2020-2021 de la commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick, Shirley MacLean. Son deuxième rapport, publié aujourd’hui, souligne les défis posés par la pandémie de la COVID-19, présente les principaux développements dans le domaine des langues officielles, fait état des plaintes reçues, et offre une série d’études de cas traités en 2020-2021.
« Pour une deuxième année consécutive, la pandémie de la COVID-19 a eu d’importantes répercussions sur la prestation des services dans nos deux langues officielles, » a déclaré la commissaire MacLean. « La pandémie a bouleversé la grande majorité des institutions gouvernementales de notre province. Elles ont dû adapter leurs services et communiquer avec la population néo-brunswickoise à un rythme jamais vu auparavant. Malheureusement, dans plusieurs cas, il était évident que les langues officielles n’étaient qu’une réflexion après-coup dans ces scénarios. »
Durant la période allant du 1er avril 2020 au 31 mars 2021, le Commissariat a reçu 230 plaintes. De ce nombre, 127 plaintes étaient recevables, soit 113 alléguant le manque de service en français et 14 alléguant le manque de service en anglais. C’est notamment le deuxième plus grand nombre annuel de plaintes recevables depuis la création du Commissariat en 2003.
Quelques avancées positives ont également eu lieu au cours de la période examinée par le rapport :
- Deux commissaires ont été nommés afin de superviser le processus de révision de la Loi sur les langues officielles du Nouveau-Brunswick au plus tard le 31 décembre 2021.
- Une politique sur les panneaux d’affichage gouvernementaux est entrée en vigueur. Cette nouvelle politique tient compte de la composition linguistique des différentes régions du Nouveau-Brunswick et présente la langue prédominante de la région en premier.
- Le taux d’immigration francophone a continué d’augmenter pour atteindre un nouveau sommet de 27 % du total des candidats en 2020.
Pour illustrer les efforts déployés par le Commissariat afin d’assurer la conformité avec la Loi sur les langues officielles, le rapport fait état d’une série de dossiers traités pendant l’exercice financier 2020-2021. On y retrouve des enquêtes, des plaintes résolues par l’entremise du processus alternatif de résolution, des plaintes non recevables traitées dans le cadre du mandat promotionnel de la commissaire, ainsi qu’une enquête non fondée.
« En tant que commissaire, mon rôle principal vise à assurer le respect de la Loi sur les langues officielles et à veiller au traitement égal de nos deux communautés linguistiques, » a ajouté la commissaire MacLean. « Même lorsque nous traitons un grand nombre de plaintes, je suis heureuse de constater un esprit de collaboration et un profond respect pour nos deux langues officielles et nos deux communautés linguistiques auprès de la grande majorité de nos institutions gouvernementales. Après tout, nous cherchons tous à comprendre et à être compris. »
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Message à l’occasion de la Fête nationale de l’Acadie
Fredericton, le 13 août 2021 – Shirley MacLean, la commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick, invite toute la population néo-brunswickoise à célébrer la Fête nationale de l’Acadie ce dimanche 15 août 2021.
« Que nous soyons francophones ou anglophones, le 15 août est une journée spéciale qui nous permet de célébrer la résilience et la joie de vivre du peuple acadien, » a déclaré la commissaire MacLean. « J’invite tous mes concitoyens néo-brunswickois à profiter de cette journée pour découvrir et célébrer l’histoire, les coutumes, et la culturelle acadienne. »
Des célébrations du 15 août sont organisées dans bon nombre de villes et municipalités de la province. On y retrouve souvent de la musique traditionnelle acadienne et un tintamarre, soit une marche dans les rues en faisant du bruit afin de démontrer la vitalité et la solidarité de la société acadienne, et pour rappeler aux autres la présence des Acadiens.
« Les francophones et les Acadiens composent environ un tiers de notre province, » a rajouté la commissaire MacLean. « C’est en nous connaissant et en apprenant à nous comprendre que nous allons réussir à rapprocher nos deux communautés linguistiques. Bon 15 août à tous! »
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Recommandations pour l’amélioration de la Loi sur les langues officielles
Fredericton, le 15 juillet 2021 – La commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick, Shirley MacLean, a présenté ses recommandations dans le cadre de la révision de la Loi sur les langues officielles. Dans un mémoire intitulé, Améliorer la Loi sur les langues officielles, améliorer le respect des droits linguistiques, la commissaire formule 23 recommandations afin d’améliorer la Loi et d’assurer une progression vers l’égalité réelle des deux langues et des deux communautés linguistiques officielles.
« La révision de la Loi sur les langues officielles est une occasion de renforcer la Loi afin de protéger nos langues officielles, » a déclaré la commissaire MacLean. « Étant donné notre travail étroit avec la Loi, le Commissariat aux langues officielles est en mesure d’identifier les aspects de la Loi à améliorer afin d’assurer le respect des droits linguistiques dans notre province. »
Les sujets suivants se retrouvent parmi les 23 recommandations émises dans le mémoire du Commissariat :
- une série de recommandations afin de clarifier les obligations linguistiques des gouvernements locaux;
- l’ajout dans la Loi du droit des fonctionnaires provinciaux de travailler dans la langue officielle de leur choix;
- la désignation d’un Secrétariat aux langues officielles, un organisme gouvernemental responsable d’appuyer le premier ministre dans l’application de la Loi;
- l’exigence du bilinguisme pour toute nouvelle nomination de haut fonctionnaire de l’Assemblée législative;
- la modification du mandat du commissaire de sept ans à dix ans, non renouvelable; et
- une série de recommandations afin d’améliorer le respect de la Loi et des recommandations émises par le commissaire.
La commissaire MacLean a présenté ses recommandations à la juge Yvette Finn et à M. John McLaughlin le mercredi 14 juillet. Ces deux commissaires indépendants ont été nommés par le premier ministre plus tôt cette année pour entreprendre une révision de la Loi sur les langues officielles d’ici le 31 décembre 2021.
« J’ai confiance que les commissaires Finn et McLaughlin étudieront les recommandations du Commissariat de près, » a poursuivi la commissaire MacLean. « La Loi sur les langues officielles du Nouveau-Brunswick met en œuvre des obligations qui découlent de la Constitution canadienne, le plus important document légal au pays. Il est primordial que cette révision améliore les droits linguistiques de la population néo-brunswickoise. La Loi sur les langues officielles doit évoluer tout comme nos deux langues officielles le font. »
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La situation linguistique au Nouveau-Brunswick : des tendances préoccupantes et quelques signes encourageants
Moncton, le 11 février 2021 – Des actions sur plusieurs fronts sont nécessaires pour atténuer ou renverser certaines tendances préoccupantes concernant les langues officielles au Nouveau-Brunswick, particulièrement en ce qui a trait à la communauté de langue française. Voici les conclusions d’une étude menée par l’Institut canadien de recherche sur les minorités linguistiques pour le compte du Commissariat aux langues officielles du Nouveau-Brunswick.
« Malgré les protections législatives et constitutionnelles qui existent au Nouveau-Brunswick, il est préoccupant de constater le déclin du français, langue minoritaire dans notre province, » a remarqué la commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick, Shirley MacLean. « La Loi sur les langues officielles reconnait qu’en vertu de la constitution canadienne, la province a le pouvoir de favoriser la progression vers l’égalité du statut de nos deux langues officielles. Ce rapport contient des constats importants qui peuvent servir à influencer les politiques publiques pour renforcer l’égalité entre nos deux communautés linguistiques. »
Le rapport intitulé La situation linguistique au Nouveau-Brunswick : des tendances préoccupantes et quelques signes encourageants, préparé par Dominique Pépin-Filion avec la collaboration de Josée Guignard Noël, brosse le portrait de la situation des langues officielles et de la minorité linguistique du Nouveau-Brunswick en se basant sur les thèmes et les données présentées dans le cadre du Programme du recensement, dont les données les plus récentes datent de 2016.
« Cette étude cherche à répondre à la question « Comment se portent les langues officielles de la province? » » a affirmé Éric Forgues, Directeur général de l’Institut canadien de recherche sur les minorités linguistiques. « Le rapport explore plusieurs variables, notamment l’usage privé et public des langues par les personnes, leur connaissance des langues, et le bilinguisme individuel. Il examine également la situation de la communauté minoritaire francophone dans la province et les facteurs qui influencent sa pérennité, dont l’assimilation linguistique, la transmission du français, la migration, et l’immigration. »
Le rapport aborde sept grands thèmes :
L’évolution des langues officielles : stabilité de l’anglais, mais lent déclin du français
On assiste toujours au lent recul du poids relatif de la communauté de langue française. Le pourcentage de Néo-Brunswickois de langue maternelle française a atteint un creux à 31,9 % en 2016, comparativement à 33,8 % en 1971, alors que le pourcentage de personnes de langue maternelle anglaise est resté stable à environ 65 % de la population depuis 1971.
Les langues au foyer et leur transmission : l’anglicisation à la hausse, mais des signes encourageants pour le français
Moins de 9 francophones sur 10 (86,8 %) parlaient le plus souvent leur langue maternelle à la maison comparativement à la presque totalité des anglophones (98,5 %). Toutefois, les francophones en couple mixte, surtout les mères, transmettent de plus en plus le français à leurs enfants. C’est maintenant plus de la moitié (52,8 %) des enfants de mères francophones en couple mixte qui se sont vu transmettre le français comme langue maternelle, alors que ce pourcentage était de 43,8 % en 2001.
La vitalité des langues officielles : l’écart entre l’anglais et le français continue de se creuser
Le nombre de personnes parlant principalement l’anglais à la maison en 2016 dépassait de 7 % le nombre de personnes de langue maternelle anglaise dans la province. En contrepartie, le nombre de personnes parlant principalement le français à la maison était inférieur de 11 % au nombre de personnes de langue maternelle française.
Le bilinguisme individuel stagne depuis plus d’une décennie
Pratiquement 250 000 personnes se déclaraient bilingues (anglais-français) au Nouveau-Brunswick en 2016, soit le tiers (33,9 %) de la population de la province. Le taux de bilinguisme stagne à 33 % depuis une quinzaine d’années au Nouveau-Brunswick. Les francophones représentaient les deux tiers (66,7 %) des Néo-Brunswickois bilingues en 2016, alors que les anglophones en constituaient presque le tiers (29,0 %).
Les langues officielles au travail
L’utilisation de l’anglais dans le monde du travail néo-brunswickois était en augmentation constante depuis 2001 (+1,3 point de pourcentage), alors que l’usage du français avait légèrement diminué (-0,3) en comparaison à 2001. Ainsi en 2016, 89,0 % des Néo-Brunswickois parlaient l’anglais au moins régulièrement au travail comparativement à 36,7 % qui parlaient le français.
Les migrations des francophones et des anglophones au pays : des apparences trompeuses
Les taux de migration des anglophones étaient environ deux fois plus élevés que ceux des francophones entre 2011 et 2016. Par exemple, 5,5 % de la population anglophone, mais seulement 2,7 % des francophones de la province avaient quitté le Nouveau-Brunswick au cours de cette période.
L’immigration et les langues officielles
Au Nouveau-Brunswick, la poussée de l’immigration récente a contribué à faire monter le taux d’immigration provincial de 3,1 % en 2001 à 4,6 % en 2016. En 2016, les taux d’immigration au sein des deux communautés de langue officielle étaient de 5,5 % chez la majorité anglophone, mais de seulement 2 % chez la minorité francophone. En 2016, 91,8 % des habitants de la province nés à l’étranger connaissaient l’anglais, comparativement à seulement 24,8 % qui connaissaient le français.
Rapport intégral : La situation linguistique au Nouveau-Brunswick : des tendances préoccupantes et quelques signes encourageants
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