le 15 juin 2005

Remise des Prix Dialogue du lieutenant-gouverneur

Dialogue Nouveau-Brunswick, en partenariat avec le bureau du lieutenant-gouverneur du Nouveau-Brunswick, a présenté le Prix Dialogue du lieutenant-gouverneur aujourd'hui lors d'une cérémonie à l'Ancienne résidence du gouverneur. Le Festival littéraire international Northrop Frye, Alex Fancy et Bernard Imbeault se sont mérités ce prestigieux prix dans les catégories organismes communautaires/institutions publiques, particuliers et entreprises privées, respectivement.

Les trois récipiendaires ont tous été reconnus pour leurs efforts exceptionnels afin de promouvoir la compréhension et le respect entre les deux communautés de langues officielles au Nouveau-Brunswick. Le Festival littéraire international Northrop Frye fait la promotion du patrimoine littéraire bilingue du Canada en réunissant des auteurs francophones et anglophones de la région, du pays et d'ailleurs. À travers ses tournées avec la troupe de théâtre Tintamarre, Alex Fancy valide le bilinguisme et fait la promotion de l'intégration et de l'expression française au moyen de la gestuelle et du théâtre. Bernard Imbeault est un homme d'affaires qui illustre, par ses actions, les attributs recherchés : la compréhension, le respect naturel et l'appréciation des citoyens d'expressions française et anglaise.

Créé par Dialogue Nouveau-Brunswick en 2003, le Prix Dialogue du lieutenant-gouverneur est décerné à des personnes qui adoptent les principes d'harmonie et de respect entre les communautés francophones et anglophones de la province. Selon le lieutenant-gouverneur du Nouveau-Brunswick, l'Honorable Herménégilde Chiasson : « Les graines de la tolérance et de la compréhension semées par les récipiendaires de cette année porteront de nouveaux des fruits alors même que le Nouveau-Brunswick continue à progresser dans un monde où la technologie et la globalisation nous forcent à travailler plus souvent avec des gens d'autres cultures et d'autres langues. »

Un jury indépendant composé de cinq personnes a sélectionné les récipiendaires. Le nom de chaque récipiendaire a été ajouté à une plaque qui est exposée en permanence avec le Prix à l'Ancienne résidence du gouverneur. Chaque récipiendaire a reçu un certificat souvenir.

« Le Prix Dialogue du lieutenant-gouverneur reconnaît et célèbre le travail de ceux et celles qui ont bâti des ponts entre les communautés linguistiques » a précisé Odette Snow, co-présidente francophone de Dialogue Nouveau-Brunswick.

M. Michel Carrier, Commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick, a ajouté que le Prix Dialogue met en relief l'harmonie linguistique qui règne au Nouveau-Brunswick. « Nous célébrons non seulement des gens qui choisissent de faire affaire dans les deux langues officielles, mais aussi ceux et celles qui encouragent une compréhension et une appréciation mutuelle parmi francophones et anglophones. »

Rappelons que Dialogue Nouveau-Brunswick est un organisme à but non-lucratif qui promouvoit la compréhension, le respect et l'appréciation entre les Néo-Brunswickois et Néo-Brunswickoises de langue française et anglaise. Dialogue Nouveau-Brunswick parraine plusieurs programmes chaque année, notamment le programme de correspondance My Friend – Mon ami(e), qui jumelle des classes francophones et anglophones de même niveau, et les visites d'un jour qui donnent l'occasion aux correspondants d'explorer l'histoire et la dualité culturelle et linguistique du Nouveau-Brunswick.

le 7 juin 2005

L’auteure Amy Cameron: Sa vie en français!

Ce qui suit est le texte d'un discours que l'auteure Amy Cameron a livré lors d'une conférence du Français pour l'avenir qui a eu lieu récemment à Toronto:

Le français, quand ce n'est pas ta langue maternelle, n'est pas du tout facile. Quand tu es en plein milieu des examens, des rédactions, et quand ton professeur de français demande que tu participes à des conversations forcées avec tes amis anglophones, le français est frustrant. Tu te demandes, pourquoi j'apprends cette langue? J'habite à Toronto. Mes parents sont anglophones. Personne à Starbucks ne parle français!

Le français peut être difficile? J'ai pris des cours de français pendant cinq ans au secondaire, à Jarvis Collegiate. Mais, je vous jure qu'il y a un but. Je suis tellement contente que je n'ai pas lâché mes cours. Le français a changé ma vie – et je n'exagère même pas.

J'avais 17 ans quand j'ai entendu parler d'un lycée canadien en France. L'école, qui, sans surprise, s'appelait « Le Lycée canadien en France », était dans le Sud, près de Nice, dans la petite ville de Beaulieu.

Pour moi, la France était un endroit que je connaissais bien – sur la plage, on pouvait s'étendre au soleil presque nu. On pouvait boire de l'alcool dès l'âge de 16 ans. Les hommes français, la tour Eiffel, l'amour, les promenades romantiques sur les Champs Élysées. C'était décidé ; je partais pour la France !

J'étais assez certaine que mes parents considéreraient comme terrible cette idée de partir en France; mais pour une raison que je ne comprendrai jamais, ils ont accepté de m'envoyer avec plaisir. Et alors, à 18 ans, je me trouvais sur un avion, en route, direction : la France.

Les étudiants du Lycée canadien en France étaient placés dans des familles françaises, pour que nous puissions pratiquer notre français à tout moment. Il fallait que nous mangions un repas, minimum, avec nos nouvelles familles françaises – mais avec nos amis, aux bars, sur la plage et à l'école, on parlait en anglais. Ça ne faisait aucune différence, je pensais, parce que j'étais convaincue j'étais déjà bilingue.

En effet, je pouvais placer une commande chez McDonald comme une parfaite bilingue : « Un hamburger, un Coca Cola et des frites, s'il vous plaît ». Je pouvais lire les noms des rues et des magasins à Montréal – rue Sainte Catherine et Château du Sexe.
Aucun problème. Amy Cameron était bilingue.

Amy Cameron N'ÉTAIT PAS bilingue.

En France, j'habitais dans le petit village de Villefranche. Pendant la première semaine, j'ai décidé qu'il était temps d'acheter une baguette, parce que les baguettes sont françaises et moi, j'étais en France.
En France, on achète les baguettes dans les « boulangeries » – je connaissais bien les boulangeries, parce que j'étais parfaitement bilingue. Ce que je ne savais pas c'est que dans les boulangeries, non seulement on achète des baguettes, mais c'est aussi où les français se rendent pour faire « du gossip ».
Alors me voilà, Amy Cameron, dans la boulangerie, en train d'avoir une longue conversation passionnée avec le boulanger. Je lui explique que le pain canadien n'est pas aussi bon que le pain français – le goût n'est pas aussi délicat, naturel, délicieux. À la fin de mon monologue de cinq ou dix minutes, le boulanger me prie d'arrêter. Il n'a rien compris. Il pense que je suis folle.
La seule chose que le boulanger ait comprise était le mot « préservatifs ».
Voici la raison : Quand « le mot juste » en français m'échappait, je disais le mot en anglais, mais avec un accent français. J'avais du succès avec les mots anglais « automobile », « telephone », « television ». Mais ça marchait moins bien avec le mot « préservatifs ».
J'ai dit « préservatives » plusieurs fois quand je parlais au boulanger.
Heureusement, quelqu'un qui était bel et bien bilingue m'a entendu et m'a interrompu en expliquant que « préservatif » en français veut dire « condom ». Je venais tout juste d'expliquer au boulanger que le pain canadien contenait beaucoup trop de condoms.

Et, à l'école, nous avions tous les mêmes genres d'histoires – un garçon dans ma classe avait demandé à sa madame de lui passer les « nichons » – nipples – au lieu des « cornichons » – pickles. Elle lui a donné une gifle et ce fut la dernière fois qu'ils ont mangé ensemble.

Mon copain ou petit ami, dont j'ai fait la connaissance en France il y a 13 ans, a raconté à un serveur dans un restaurant qu'il n'avait plus faim parce qu'il était plein – en France, ça veut dire enceinte.

Mais après quelques mois, j'ai commencé a mieux m'exprimer. J'ai décidé de rester en France pendant toute l'année – et une deuxième année. J'ai déménagé à Paris. J'ai travaillé dans un restaurant et j'ai décidé d'étudier la mode. Tous mes amis étaient français et je refusais de parler en anglais.

On m'a dit que les deux grands signes qu'une personne est bilingue sont si tu rêves en français et si tu comptes en français. À la fin de mon séjour de deux ans, je rêvais et je comptais en français.

Parler le français et l'utiliser au Canada est un pouvoir de superhéro. C'est une clef magique, un passe-partout. Les portes s'ouvrent, tu découvres de nouvelles cultures, et quand tu retournes au Canada avec ces nouvelles expériences, c'est comme si tu retournais dans un tout nouveau pays.

Quand il a été temps de choisir une université, Montréal était mon premier choix – et alors j'ai passé quatre années à Concordia en arts plastiques, les beaux arts. Il fallait que je trouve un emploi à temps partiel pour que je puisse payer mes matériaux scolaires – peinture, pinceaux et, bien sûr, la bière. On m'a embauché dans un magasin de bricolage ou quincaillerie. Il n'était pas important que je ne connaisse rien des marteaux ou des scies ou des clous, on m'a engagée parce que je pouvais parler français.

En 1995, toujours étudiante au Québec, il y a eu un référendum. Tout à coup notre pays uni, le Canada, risquait d'être divisé en deux. J'avais des amis québécois. J'adore le Québec. J'étais finalement bilingue!

Les débats au sujet d'une société distincte étaient partout durant ce temps. Oui, le Québec est une société unique, mais c'est aussi mon Québec et mon pays. Et j'ai marché dans les rues de Montréal avec des francophones, des anglophones, des Canadiens pour sauver mon pays.

J'ai reçu mon bac en beaux arts et j'ai décidé de déménager au Nouveau Brunswick. Ce n'était pas coûteux d'y vivre. Je pouvais faire ma peinture et, d'ailleurs, c'était bien loin de mes parents, qui habitaient à Toronto.

J'ai trouvé un emploi comme serveuse, mais avec mon salaire modeste, je n'avais pas assez d'argent pour vivre d'une manière confortable.
Ma soeur à suggéré que j'essaie une carrière d'écrivaine – pourquoi pas?

Dans quelques jours je me suis trouvé face à face avec le rédacteur en chef du journal provincial. L'entrevue était pathétique. Je n'avais aucun exemple de mon écriture, et j'avais complètement oublié d'emporter mon curriculum vitae.

Le rédacteur, comme le boulanger, pensait que j'étais complètement folle, mais quand il a appris que je parlais français, tout à changé. Le Nouveau Brunswick est la seule province au Canada qui est officiellement bilingue, et le journal avait besoin d'une journaliste pour travailler au bureau à Moncton, une ville avec une population mi anglophone, mi francophone.

Je n'avais jamais publié un seul mot, mais le rédacteur m'a engagée quand même.

Le français au Nouveau Brunswick est un peu différent : les francophones de cette province sont non pas des Québécois, mais des Acadiens.

Le français qu'on parle en Acadie est un vieux français, plus vieux que le français qu'on parle au Québec. En même temps, les Acadiens utilisent beaucoup plus d'anglicismes. Alors quand je prenais un mot que je ne connaissais pas en français et le remplaçais avec un mot en anglais (mais en utilisant un accent français, bien sûr), les gens l'acceptaient sans question.

Par exemple, j'ai une amie acadienne qui est avocate et complètement bilingue – son père est francophone et sa mère est anglophone. Pour son boulot, mon amie a besoin de voyager dans la Péninsule acadienne. Un jour, elle avait besoin d'essence, et quand était venu le temps de payer, elle a ajouté : « Peux-tu aussi topper up le windshield wash? »

Le français a toujours aidé ma carrière. En 1999, j'ai gagné un prix d'Amnistie internationale pour les histoires que j'ai écrites pendant le Sommet de la Francophonie à Moncton. Quand j'ai travaillé pour la revue Maclean's, à chaque semaine quelqu'un me demandait de l'aider avec une traduction ou une entrevue en français. J'étais une des trois personnes dans le bureau qui étaient bilingues. Une de trois – travaillant pour la soi disant revue nationale du Canada.

Il y a un mois, j'ai vendu le livre que j'ai écrit, Playing With Matches: Misadventures in Dating, en France et au Québec.

Mes expériences en français ont même eu un effet sur mes relations personnelles. J'ai rencontré mon chum en France quand j'avais 18 ans. Dix ans plus tard, lors de notre réunion d'école ici à Toronto, nous nous sommes rencontrés de nouveau, et ça fait trois ans que nous somme ensemble. Mes plus grands amis sont les mêmes personnes que j'ai rencontrées au Québec, au lycée en France et au Nouveau Brunswick. Quand je fais des voyages, je me sers de mon français. Même si je fais des fautes, les gens me respectent plus pour avoir fait l'effort.

Le français continue d'être une clef passe-partout; je n'aurais jamais eu la chance d'être ici avec vous tous si je n'étais pas bilingue.

Si ça vous intéresse? et même si ça ne vous intéresse pas trop, essayez de continuer de parler, pratiquer et apprendre le français. Je comprends que quand vous êtes en plein milieu d'un examen, ou en train de conjuguer le verbe « avoir » au subjonctif, c'est ennuyant.

Mais quand vous êtes au Québec, ou en France, ou que vous rencontrez les membres du groupe de musique Daft Punk, ou que vous êtes à Montréal en train de danser sur une table, vous serez contents d'avoir persisté.

Mon accent est un peu rouillé et ma grammaire n'est pas parfaite, mais j'adore cette langue. J'adore qu'il soit possible de confondre « nichons » et « cornichons ». J'adore l'image d'une baguette pleine de condoms. Et j'adore que je ne ferai jamais de pareilles fautes pour le reste de ma vie.

le 15 novembre 2004

Le commissaire aux langues officielles présente son premier rapport annuel

Fredericton, le 15 novembre 2004 -En tant que premier commissaire aux langues officielles, Michel Carrier a présenté, conformément à la nouvelle Loi sur les langues officielle (LLO), son premier rapport annuel à l’Assemblée législative pour l’année 2003-2004.

Étant donné qu’il s’agit du rapport annuel de la première année de fonctionnement de son bureau, le commissaire a fait état entre autres, de l’évolution du dossier des langues officielles au Nouveau-Brunswick, de son mandat et de son rôle, de la mise sur pied de son bureau et de la procédure de dépôt et de traitement de plaintes ainsi que des plaintes reçues.

Bien que ce premier rapport du commissaire soit à teneur plutôt général, il consacre quand même de l’espace pour noter au gouvernement provincial les déficiences au niveau de l’offre active dans les deux langues officielles. Par « offre active » on entend l’obligation qu’ont les institutions gouvernementales provinciales en vertu de l’article 28.1 de la LLO de « veiller à ce que les mesures voulues soient prises pour informer le public que leurs services lui sont offerts dans la langue officielle de son choix. »

En effet, le commissaire constate que, malgré les progrès réalisés dans la province en matière de langues officielles, il reste beaucoup à faire dans ce domaine : « Le travail n’est pas pour autant fini : l’offre active de services dans les deux langues officielles ne se fait pas automatiquement partout au niveau des institutions gouvernementales, y compris les institutions de la santé; le public n’a pas automatiquement accès à des services dans la langue de son choix dans tous les hôpitaux de la province, particulièrement dans les régions majoritairement anglophones, et les citoyennes et les citoyens francophones qui accèdent à des postes au sein des services publiques provinciaux ne peuvent pas encore tenir pour acquis qu’ils pourront travailler dans leur langue. »

Les chiffres

Le commissaire a ouvert 204 dossiers au cours de cette première année de fonctionnement, dont 74 plaintes recevables, 69 plaintes non recevables, 29 plaintes référées à d’autres institutions appropriées et 32 demandes de renseignements. Les plaintes recevables sont réparties dans les catégories services en personne et communications avec le public. Par ailleurs, il fait remarquer que le nombre absolu de plaintes reçues par une institution n’indique pas nécessairement l’importance relative de ces plaintes. Il cite le cas des onze plaintes reçues concernant les élections provinciales. « Bien que le nombre de plaintes reçues est minime en termes absolus, cela ne signifie pas pour autant que tout s’est déroulé sans anicroche pendant la dernière élection provinciale. Il est raisonnable de conclure que s’il n’y a pas eu d’offre active, tel que communiqué par certains plaignants, dans quelques bureaux de scrutin, à certains moments de la journée, que toutes les autres personnes qui se sont présentées à ce bureau de scrutin, n’ont pas eu accès aux services qu’exige la LLO. »

En tant que commissaire aux langues officielles, Monsieur Carrier considère qu’il agit comme protecteur du citoyen en matière de langues officielles mais qu’il ne peut assumer seul le rôle d’agent de changement quant à la promotion du français et de l’anglais dans la province. Il réitère sa conviction à l’effet que chaque citoyenne et chaque citoyen a un rôle à jouer dans la progression vers l’égalité en matière de langues officielle et il insiste sur le fait que l’Assemblée législative et le gouvernement sont les premiers responsables de cette progression.

« La Loi sur les langues officielles confirme nos valeurs collectives d’égalité et de chances égales pour tous. La LLO est un projet de changement de nos attitudes et de nos comportements sur les plans individuel et collectif pour que s’actualisent ces principes d’égalité de statut, de droits et de privilèges. Voilà tout un défi que nous lance la Loi. »

Le rôle du Commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick

Le commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick est un agent de l’Assemblée législative. Il fait enquête sur des plaintes et fait des recommandations relativement au respect de la Loi sur les langues officielles. Le commissaire communique les résultats de toute enquête et toute recommandation, y compris toute opinion ou motifs qui ont mené à cette recommandation, au Premier ministre et au sous-ministre ou à tout autre administrateur général de l’institution concernée ainsi qu’au plaignant. Le commissaire peut enquêter sur les plaintes qu’il reçoit du public ou il peut réaliser une enquête de son propre chef.

Le commissaire a le mandat d’accueillir et d’enquêter sur les plaintes concernant les institutions gouvernementales telles qu’elles sont définies sous la LLO.

Pour de plus amples informations, prière de communiquer avec Giselle Goguen, directrice des affaires publiques et de la planification stratégique au Bureau du commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick, au (506) 444-4229 ou au
1-888-651-6444.

 

le 21 juin 2004

Le bilinguisme en fête : le commissaire aux langues officielles est fier du progrès dans le domaine des langues officielles

Fredericton (N.-B.) – Le 21 juin 2004 : Mercredi dernier, Dialogue Nouveau-Brunswick décernait son Prix Dialogue Award du lieutenant-gouverneur en l’ancienne résidence du lieutenant-gouverneur. Ce prestigieux prix est accordé annuellement à des personnes ou organismes qui se sont démarqués pour leur engagement à l’avancement du bilinguisme au Nouveau-Brunswick.

En tant que commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick, Me Michel Carrier désire féliciter l’honorable Louis J. Robichaud, ancien premier ministre du Nouveau-Brunswick, feu l’honorable Richard Hatfield qui a reçu le prix à titre posthume, et la Société hôtesse des Jeux du Canada 2003 qui ont eu lieu dans la grande région de Bathurst/Campbellton.

L’ancien premier ministre du Nouveau-Brunswick, Louis J. Robichaud, lors de ses remerciements, a signifié sa fierté devant les progrès accomplis depuis 1960, y inclus ceux qui se sont réalisés durant le règne de feu l’honorable Richard Hatfield. Il était d’avis que notre province constitue un exemple pour le reste du Canada en matière de bilinguisme institutionnel.

Le bilinguisme en fête : le commissaire aux langues officielles est fier du progrès dans le domaine des langues officielles

e Carrier, à l’instar de Louis J. Robichaud, applaudit les progrès que le Nouveau-Brunswick a réalisés dans le domaine des langues officielles, mais surtout, dans le domaine du rapprochement entre les deux communautés linguistiques de langues officielles de la province. Il considère que ce progrès peut être attribué à la vision et à la détermination démontrées par messieurs Louis J. Robichaud et Richard Hatfield. « Ces deux hommes politiques ont su traduire leurs convictions d’égalité et de respect en actions concrètes qui ont définitivement donné lieu aux changements sociaux que nous avons vécus au Nouveau-Brunswick en matière de bilinguisme et de reconnaissance de l’égalité des communautés linguistiques française et anglaise. Grâce à leur leadership, le Nouveau-Brunswick constitue effectivement un modèle pour le reste du pays. »

Le commissaire aux langues officielles considère que le travail de messieurs Robichaud et Hatfield et de celui de leurs partis politiques respectifs a créé un environnement d’inclusion et de respect qui permet une collaboration facile et nécessaire entre les deux communautés linguistiques de la province. L’on a qu’à constater l’exploit de la Société hôtesse des Jeux du Canada 2003 qui a su mener à bon port ce projet de très grande envergure. « Je ne peux que constater avec beaucoup d’admiration et de reconnaissance l’énorme travail de coordination, de planification et de motivation qui a rendu possibles les Jeux du Canada 2003 qui se sont déroulés à 70% dans les deux langues officielles du pays et de la province. Chapeau à madame Lyne Raymond, vice-présidente de cette société pour nous avoir fait honneur pendant ces jeux. »

Me Carrier reconnaît l’excellent travail accompli par Dialogue Nouveau-Brunswick au niveau de la promotion du bilinguisme et du rapprochement des citoyennes et citoyens d’expression française et anglaise de la province. Selon lui, grâce à cet effort continu et visionnaire, cet organisme rassembleur contribue à la qualité de la vie au Nouveau-Brunswick.

Pour de plus amples informations, prière de communiquer avec Ronald LeBreton, directeur des affaires publiques et de la planification stratégique au Bureau du commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick, au (506) 444-4229 ou au 1-888-651-6444.

le 3 mai 2004

Semaine provinciale de la fierté française 2004-Concours de créations littéraires

Félicitations à Mathieu Larocque, de la polyvalente Marie-Esther de Shippagan et à Marie-Christine Arpin, de l’école Marie-Gaétane de Kedgwick, élèves de 12ième année qui se sont vus attribuer chacun une bourse de 1 000 $ de l’Université de Moncton à l’occasion de la 15ième édition de la Semaine provinciale de la fierté française. Pour mériter cette bourse, Mathieu et Marie-Christine ont remporté la première place parmi les participantes et les participants au concours de créations littéraires. Leurs textes devaient respecter deux consignes, soit qu’ils devaient constituer une réflexion ou un opinion et devaient avoir pour thème «En français je suis né, née, en français je vivrai».

Nous leur souhaitons bon succès dans leurs études au niveau universitaire.

Cliquer sur les liens ci-dessous pour télécharger les textes.

Mathieu Larocque

Marie-Christine Arpin

le 1 avril 2004

Le Commissariat aux langues officielles célèbre son premier anniversaire

Fredericton (N.-B.) -Le 1 avril 2004. Cette journée du printemps 2004 marque le premier anniversaire de l’établissement du commissariat aux langues officielles du Nouveau-Brunswick et de l’entrée en fonction du commissaire aux langues officielles, monsieur Michel Carrier. « Cette première année a été consacrée principalement à l’organisation du bureau du commissaire aux langues officielles, à l’élaboration des procédures relatives au traitement des plaintes reçues par le commissaire et à la création de réseaux de collaboration dans le domaine des langues officielles. J’ai également consacré beaucoup de temps à faire connaître la Loi sur les langues officielles et le rôle du commissaire aux langues officielles. »

Le commissaire ne peut que faire un bilan partiel du fonctionnement du commissariat à ce moment-ci. Une évaluation plus complète sera présentée lors de son premier rapport à l’Assemblée législative qui devrait être prêt tôt l’automne prochain. Cependant, il se félicite du travail accompli dans une période de temps relativement courte. « Je ne peux que constater l’attitude très positive du public et des institutions gouvernementales eu égard à la nécessité du bilinguisme au Nouveau-Brunswick. En effet, je suis très encouragé par le fait que les institutions gouvernementales et des personnes en position d’autorité reconnaissent qu’il reste encore beaucoup à faire pour améliorer la prestation des services dans plusieurs secteurs, et par le fait qu’il existe une véritable volonté de leur part à prendre les mesures qui s’imposent pour satisfaire aux exigences de la Loi sur les langues officielles.

Les sondages continuent de confirmer que le public appuie le bilinguisme dans la province et cela confirme notre propre évaluation à la suite de nos rencontres et de nos discussions avec beaucoup de Néobrunswickoises et de Néobrunswickois à l’effet qu’ils acceptent que toutes les citoyennes et tous les citoyens du Nouveau-Brunswick doivent jouir d’une égalité quant à l’accès à des services d’égale qualité dans la langue officielle de leur choix. Cela étant dit, je considère qu’il reste encore beaucoup à faire pour que les principes d’égalité enchâssés dans la Loi sur les langues officielles se traduisent en une véritable égalité en matière de langues officielles. Mon rôle, en tant que commissaire aux langues officielles est de contribuer positivement aux changements sociaux qui reflèteront ces principes d’égalité. »

Selon monsieur Carrier, cette attitude positive envers le bilinguisme augure bien pour la province et pour la mise en place de mécanismes lui permettant de faire compétition sur le marché mondial et ce, dans le respect des principes d’égalité. Il est également encouragé par l’engagement de certains membres du secteur des affaires en ce qui concerne la nécessité pour les commerces de se donner une capacité bilingue. Ils reconnaissent de plus en plus que le bilinguisme constitue un avantage économique considérable dans un milieu d’affaires de plus en plus compétitif.

« La province du Nouveau-Brunswick peut s’enorgueillir des progrès qu’elle a vécus au niveau des langues officielles. Elle constitue pour le reste du pays, un modèle à suivre en matière de respect des droits linguistiques de ses deux communautés linguistiques française et anglaise. Notre défi, au commissariat aux langues officielles, c’est de contribuer positivement à l’élaboration d’une société ouverte à ses deux langues officielles, ouverte aux membres des diverses cultures qui parlent ces deux langues et ouverte au monde tout entier. Nous devons continuer à bâtir sur nos succès dans ce domaine. »

Pour de plus amples informations, prière de communiquer avec Ronald LeBreton, directeur des affaires publiques et de la planification stratégique au Bureau du commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick, au (506) 444-4229 ou au 1-888-651-6444.

le 15 mars 2004

Le commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick souligne la semaine de la fierté française

FREDERICTON (N.-B.) -Le 15 mars 2004 : Le commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick profite de cette journée des cérémonies d'ouverture de la Semaine de la fierté française qui ont lieu aujourd'hui à l'école Centre La fontaine de Néguac, pour féliciter le ministère de l'Éducation du Nouveau-Brunswick pour cette excellente initiative de promotion du français auprès des élèves francophones de la province.

« Le thème de la Semaine de la fierté française, fait prendre conscience aux jeunes de leur héritage et de l'importance d'affermir et de conserver cette culture qu'est la leur, non pas à l'exclusion des autres cultures, mais dans le respect et l'inclusion de ces diverses cultures qui nous enrichissent tous. » d'affirmer M. Michel Carrier.

M. Carrier considère que la communauté linguistique francophone du Nouveau-Brunswick se doit de se donner des stratégies d'épanouissement et de développement sur tous les plans, particulièrement au niveau de l'éducation. Bien que la Charte canadienne des droits et libertés et la Loi sur les langues officielles du Nouveau-Brunswick stipulent que les deux communautés linguistiques de langues officielles jouissent d'un statut et des droits et privilèges égaux, il s'avère nécessaire, dans un contexte minoritaire, de prévoir des mesures extraordinaires pour assurer cette égalité et pour l'affirmer.

« La Semaine de la fierté française revêt un caractère éducatif du fait qu'elle est rattachée au MENB et ses collaborateurs dans le monde de l'éducation. L'on ne peut que se féliciter des excellentes initiatives ayant pour but de faire la promotion du français par le biais des arts. Elles permettent d'encourager annuellement un artiste professionnel dans les cadres du concours de l'oeuvre thème et elles provoquent des occasions pour les élèves du système scolaire de créer en français par le dessin, la rédaction et la réalisation de vidéos. »

Le commissaire aux langues officielles considère que cette belle activité de promotion positive de la langue et de la culture françaises s'inscrit très bien dans le rôle que la Charte canadienne des droits et liberté et la Loi sur les langues officielles imposent au gouvernement du Nouveau-Brunswick, c'est-à-dire de favoriser la progression des communautés linguistiques de langues officielles vers l'égalité de statut, de droits et de privilèges.

« Je profite de cette première journée de la Semaine de la fierté française 2004 pour féliciter le ministère de l'Éducation, la ministre, Mme Madeleine Dubé, et son personnel à l'occasion de la quinzième édition de cette semaine. Il n'y a aucun doute qu'une telle initiative aura des répercussions positives pour notre avenir collectif à tous. »

Pour de plus amples informations, prière de communiquer avec Ronald LeBreton, directeur des affaires publiques et de la planification stratégique au Bureau du commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick, au (506) 444-4229 ou au 1-888-651-6444. 

le 19 février 2004

Radio-Canada – 50 ans dans les provinces atlantiques

FREDERICTON (N.-B.) -Le 19 février 2004 : Le commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick, Me Michel Carrier, profite de cette semaine pour souligner le 50ième anniversaire de Radio-Canada en Atlantique. En effet, le 20 février 1954, s'établissait à Moncton, le premier centre de production de la radio de Radio-Canada en Atlantique. 

Selon monsieur Carrier, le 20 février 1954, marque le début d'une nouvelle affirmation visible et continue de la langue et de la culture françaises au Nouveau-Brunswick. « Il n'y a aucun doute que l'établissement d'une base régionale permanente de Radio-Canada à Moncton en 1954 a grandement contribué à la promotion de l'avancement de la langue française dans la grande région de Moncton et plus tard, partout dans la région atlantique. À partir de cette date, la communauté française possédait un outil efficace de rassemblement et de promotion de ce qu'elle représente. »

Le commissaire aux langues officielles croit à l'importance de Radio-Canada comme outil social d'importance, permettant à la communauté linguistique francophone de se voir et de se percevoir comme entité culturelle vivante, participant pleinement au développement de la province du Nouveau-Brunswick et du Canada. « Radio-Canada contribue, à sa manière, à favoriser la progression vers l'égalité de fait et d'usage du français comme langue officielle dans la seule province officiellement bilingue du pays. C'est dans la mesure où la communauté de langue française se perçoit comme étant autonome dans ses moyens de développement et de rayonnement, qu'elle pourra plus facilement transiger sur un pied d'égalité, avec les membres de la communauté de langue anglaise. 

Il importe, selon le commissaire, que les jeunes francophones d'âge scolaire puissent voir se confirmer leur francité dans le milieu par des moyens tels la radio et la télévision de langue française. Cela a pour effet d'appuyer les efforts des enseignantes et des enseignants dans le système scolaire francophone, et des parents au foyer. 

Le commissaire aux langues officielles est d'avis que Radio-Canada contribue à rapprocher les deux communautés linguistiques de la province puisque les services de Radio-Canada sont accessibles aux membres de la communauté linguistique de langue anglaise qui désirent profiter de la radio et de la télévision française en milieu minoritaire. Ainsi, ils peuvent enrichir leur connaissance de la langue française et jouir d'une plus grande familiarité avec la culture française d'Amérique. « Il importe également que les jeunes anglophones qui veulent apprendre la langue française puissent avoir accès à des émissions de langue française de qualité. Cela ajoute, comme appui pédagogique, à l'enseignement qu'ils reçoivent au niveau scolaire. Radio-Canada remplit bien son mandat à cet égard et j'espère qu'il maintiendra cette présence dynamique en Atlantique. »

Pour de plus amples informations, prière de communiquer avec Ronald LeBreton, directeur des affaires publiques et de la planification stratégique au Bureau du commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick, au (506) 444-4758 ou au 1-888-651-6444. 

le 22 décembre 2003

Rapport d’enquête intérimaire eu égard au processus électoral

FREDERICTON (N.-B.) -Le 22 décembre 2003 : Le commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick, Me Michel Carrier, c.r., a déposé son rapport d’enquête intérimaire auprès du premier ministre, l’hon. Bernard Lord et la directrice générale des élections, Mme Annise Hollies, et en a fait parvenir des copies aux plaignants.

Le commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick a comme mandat d’enquêter, de présenter des rapports et de formuler des recommandations visant le respect de la Loi sur les langues officielles. Il a également comme tâche de promouvoir l’avancement des deux langues officielles dans la province.

À la suite de plaintes concernant l’accès aux services dans la langue de choix des personnes concernées, lors du recensement des électeurs et lors du scrutin pendant la dernière élection provinciale, il a fait enquête auprès du Bureau de la directrice générale des élections (DGE), auprès des directeurs du scrutin et auprès des présidents des partis politiques concernés.

Les plaintes reçues se répartissent comme suit :

  • Trois plaignants ont été incapables de recevoir des recenseurs, un service dans la langue officielle de leur choix.
  • Sept plaignants ont eu de la difficulté à recevoir ou ont été incapables de recevoir un service dans la langue officielle de leur choix au bureau de scrutin.
  • Un plaignant se préoccupait du fait que certains renseignements présentés dans le site Web du Bureau de la directrice générale des élections du Nouveau-Brunswick étaient disponibles dans une langue officielle seulement.

En plus des plaintes ci-dessus, le Bureau du commissaire aux langues officielles a pris connaissance de certains reportages dans les médias et de lettres à la rédaction concernant l’absence de service dans la langue officielle de choix durant le processus électoral.

Conclusions du commissaire

Bien que le commissaire ait été informé d’améliorations appréciables au niveau des procédures d’élection et qu’il en ait pris note, il conclut que lors des dernières élections, le droit à la langue de choix des personne concernées n’avait pas été respecté comme l’exige la Loi sur les langues officielles. En effet, son enquête a clairement identifié des lacunes notables au niveau des procédures qui se rattachent aux élections, particulièrement en ce qui concerne l’établissement d’un environnement et d’un cadre de travail qui permettraient à cette institution gouvernementale de s’acquitter de son obligation de desservir le public dans la langue de son choix et de l’en informer de façon claire et précise.

Le commissaire a identifié plusieurs domaines d’inobservation de la Loi sur les langues officielles, notamment l’offre active de service dans les deux langues officielles, l’égalité d’accès aux services, les critères de sélection du personnel électoral, la sélection du personnel électoral là où il y a pénurie de personnel compétent dans la langue voulue, les communications avec le bureau de la direction du scrutin, les listes de directeurs du scrutin potentiels et l’obligation de publier dans les deux langues officielles.

Recommandations

Le commissaire a formulé treize recommandations visant les pratiques en vigueur quant au choix du personnel électoral, l’offre active de service dans la langue de choix et les autres domaines d’inobservation de la Loi sur les langues officielles.

Le commissaire recommande que les membres du personnel électoral soient informés et qu’ils reçoivent une formation quant à leur obligation d’offre active de service dans la langue du choix du public, et que les membres bilingues de ce personnel soient tenus de porter une épinglette les identifiant comme tels. De plus, il recommande que ces personnes soient sensibilisées aux effets insidieux et pernicieux du langage non verbal lorsqu’elles réagissent à une demande de service dans la langue du choix de la citoyenne ou du citoyen concerné.

Le commissaire recommande également des modifications à la Loi électorale ayant pour but : d’établir des critères d’embauche et de choix du personnel électoral qui respectent les exigences de la Loi sur les langues officielles; d’obliger les partis politiques à tenir compte des exigences de cette Loi dans l’élaboration de leurs listes de personnel électoral potentiel et de conférer à la directrice générale des élections, lorsqu’il y a lieu, le pouvoir discrétionnaire de choisir des directeurs du scrutin hors de leurs circonscriptions habituelles.

Délai pour répondre aux recommandations du commissaire

Le commissaire s’attend à recevoir une réponse à ses recommandations dans un délai de trois mois suivant le dépôt du rapport d’enquête intérimaire.

Les recommandations contenues dans le rapport du commissaire aux langues officielles visent à corriger les lacunes qui ont été constatées. Plusieurs des changements suggérés pourraient s’effectuer sans modification législative. Toutefois, le commissaire partage l’avis de nombreux spécialistes en la matière, qui estiment que les garanties législatives et judiciaires contribuent davantage à une meilleure compréhension du processus, à la promotion d’un climat de respect mutuel entre les deux communautés linguistiques afin d’atteindre une égalité réelle et du même coup, à une réduction des tensions sociales.

Pour de plus amples informations, prière de communiquer avec Ronald LeBreton, directeur des affaires publiques et de la planification stratégique au Bureau du commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick, au (506) 444-4229 ou au 1-888-651-6444.

le 28 octobre 2003

Dialogue Nouveau-Brunswick lance le Programme de correspondance My Friend, Mon ami-e

DIEPPE, N.-B. – Dialogue Nouveau-Brunswick a lancé aujourd’hui, à l’École Anna Malenfant de Dieppe, son programme annuel de correspondance My Friend, Mon ami-e pour les élèves de la 3e à la 9e année. Le programme jumelle des élèves francophones et anglophones qui sont de même niveau scolaire mais qui vivent dans des régions différentes de la province. Les élèves échangent des lettres ainsi qu’une vidéo ou un album de coupures préparés par les élèves de leur classe. Dialogue Nouveau Brunswick organise le jumelage et fournit tout le matériel nécessaire au programme, qui en est à sa douzième année.

Les élèves correspondent par lettre dans leur langue maternelle et peuvent exercer leur langue seconde lorsqu’ils lisent la correspondance qu’ils reçoivent de leurs correspondants. Plus de 55 000 élèves ont participé au programme depuis sa création.

« Nous croyons fermement que le programme My Friend, Mon ami-e aide à promouvoir une meilleure compréhension et un plus grand respect entre les collectivités francophones et anglophones de la province », a expliqué la directrice générale de Dialogue Nouveau Brunswick, Carole Fournier.

Le commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick, Michel Carrier, est d’avis que le programme est une réussite retentissante qui devrait être célébrée. « Les francophones et les anglophones de notre province ont une histoire commune de collaboration et de compréhension et le programme My Friend, Mon ami-e nous aide à grandir ensemble de façon harmonieuse. »

Mme Fournier a souligné que 4 063 élèves de 192 classes participent à l’édition 2003 2004 du Programme de correspondance My Friend, Mon ami-e.

Dialogue Nouveau-Brunswick est un organisme à but non lucratif. Depuis sa fondation, en 1989, il encourage les francophones et les anglophones à se rassembler, à dialoguer et à travailler ensemble.

Pour de plus amples renseignements, communiquer avec Carole Fournier au (506) 657 2391 ou au 1 866 224-4040.

Quelques commentaires à propos du programme de correspondance
My Friend, Mon ami-e

« Quelle expérience inoubliable pour les élèves des deux classes. Les élèves de Bertrand ont vraiment réalisé combien c’est important d’apprendre l’anglais. Ils disaient : On avait de la misère mais on arrivaient à se comprendre. »

Huguette Thériault, enseignante à l’École Ola-Léger de Bertrand

« …j’étais étonnée de voir leurs expressions et les amitiés qui ont surgi … C’était si beau de les voir s’exprimer à leurs manières et jouer ensemble sans préjugés. »

Denise Landry, parent bénévole de Memramcook

« Je pense que votre programme de correspondants est très éducatif et amusant à faire à l’école. »

Kyle Scribner, un élève à la Quispamsis Middle School

« J’ai aussi vraiment aimé ce projet parce que je me suis trouvé d’autres amies. »

Katherine Stever, École Place-des-jeunes de Bathurst

le 19 septembre 2003

L’embauche d’un enquêteur principal

Le commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick, Michel Carrier, annonce la nomination de Pierre Beaudoin au poste d’enquêteur principal au Bureau du commissaire aux langues officielles. M. Beaudoin est entré en fonction le 2 septembre.

M. Beaudoin apporte au Bureau du commissaire une grande expérience dans le domaine des enquêtes, qu’il a acquise durant ses 31 ans à l’emploi de la Gendarmerie royale du Canada. Ayant travaillé plus de 29 ans au Nouveau-Brunswick, M. Beaudoin connaît et comprend la province et ses habitants. En plus de son expérience dans le domaine du maintien de l’ordre, il a travaillé dans les relations de travail et a administré la Division « J » de la GRC. Il est un médiateur d’expérience et il a coordonné et géré le programme de résolution alternative des conflits du Canada atlantique de la GRC. Il occupait ce poste avant de se joindre au Bureau du commissaire au début de septembre.

M. Beaudoin est un bénévole actif dans des organismes communautaires depuis plus de 25 ans. En raison de sa conviction que l’engagement des parents est essentiel au développement et à la mise en valeur d’un système d’éducation de qualité, il a été un chef de file, à titre de bénévole, dans le système scolaire aux niveaux local, de district et provincial. En outre, M. Beaudoin a toujours été intéressé aux droits linguistiques. Il est également un récipiendaire de la Médaille du jubilé de la Reine en reconnaissance de son engagement soutenu envers sa collectivité.

En sa qualité d’enquêteur principal au Bureau du commissaire aux langues officielles, M. Beaudoin fera enquête sur les plaintes déposées par des membres du public en vertu de la Loi sur les langues officielles et fera rapport de ses constatations au commissaire.

Avec l’embauche de M. Beaudoin, le Bureau du commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick compte maintenant quatre employés à temps plein.

Pour de plus amples renseignements, communiquer avec Giselle Goguen, directrice des Affaires publiques et de la recherche, (506) 444-4229 ou giselle.goguen@gnb.ca.

le 3 septembre 2003

Remise d’un cadre présentant une affiche de la Loi sur les langues officielles

Michel Carrier, commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick, a remis au président de l’Assemblée législative, Bev Harrison, un cadre présentant la Loi sur les langues officielles. Le cadre sera posé à l’intérieur de la salle du Conseil législatif ou dans la rotonde de l’édifice de l’Assemblée législative.