le 26 janvier 2007

« Nos droits, nos libertés – notre patrimoine » : Les droits linguistiques au Nouveau-Brunswick

le 26 janvier 2007

NOTE DE LA RÉDACTION : Le texte suivant est le cinquième d’une série de neuf articles préparés à l’occasion de la Semaine du patrimoine, qui se tiendra du 12 au 19 février. Intitulée « Pleins feux sur le patrimoine », cette série se veut une réflexion sur les gens, les paysages et les collections du passé du Nouveau-Brunswick. Cet article a été rédigé par le bureau du Commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick, un fier partenaire de la Semaine du patrimoine du Nouveau-Brunswick 2007. Pour obtenir de plus amples renseignements sur les activités de la Semaine du patrimoine qui sont prévues dans l’ensemble de la province, veuillez visiter le site Web de la Semaine du patrimoine 2007.

« Nos droits, nos libertés – notre patrimoine » : Les droits linguistiques au Nouveau-Brunswick

Le bureau du Commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick est fier de participer à la Semaine du patrimoine 2007 puisque la reconnaissance des droits linguistiques est une partie intégrante du thème de cette année, « Nos droits, nos libertés – notre patrimoine ».

(Multimédias)

Notre statut de province officiellement bilingue, la Loi sur les langues officielles et les mesures et projets ayant pour objectifs le développement des communautés linguistiques et le bilinguisme ont à leur base le désir de respecter et de promouvoir les droits fondamentaux dont ceux en matière de langue et de culture.

Les droits linguistiques dont jouit actuellement la population du Nouveau-Brunswick ne sont pas le fruit du hasard; ils découlent de notre patrimoine, cet héritage que nous ont légué les derniers siècles. Nos peuples fondateurs ont vécu de nombreux conflits liés à la colonisation du Canada. Ils ont survécu au grand dérangement et ont été témoins de différents traités qui ont modifié le cours de leur vie et ainsi de notre histoire. En 1867, l’Acte de l’Amérique du Nord britannique a aussi joué un rôle important dans le destin des Néo-Brunswickois en unissant le Nouveau-Brunswick au Canada. Bien des années plus tard, la Constitution canadienne et la Charte canadienne des droits et libertés ont amené au respect absolu des citoyens.

Au cours des dernières années, le Nouveau-Brunswick a fait des pas de géant en matière de droits linguistiques. La société néo-brunswickoise s’est dotée d’une législation qui a su protéger les droits de ses deux communautés linguistiques. Le travail acharné et la détermination d’un peuple, de pair avec la coopération et le bon vouloir de l’autre, ont tracé la voie d’où ont émergé des communautés diverses riches en langue, en culture et en coutumes, et qui contribuent à la vitalité de notre province.

Nous devons néanmoins reconnaître les difficultés et les obstacles que rencontrent les communautés francophones en milieu minoritaire. Le choix et le droit de se faire servir dans sa langue n’est souvent pas chose facile. La communauté francophone ne peut s’asseoir sur ses acquis, elle doit travailler sans relâche à l’avancement de ses droits linguistiques. Tout effort pour préserver et promouvoir sa langue amène la communauté francophone plus près du but.

Au Nouveau-Brunswick, la liberté de parler et de se faire comprendre dans sa langue maternelle est de plus en plus coutume et le droit de recevoir des services dans la langue de son choix est un acquis réel. Ces libertés moulent et enrichissent, à leur tour, le patrimoine de la société néo-brunswickoise de demain.

Le pouvoir de communiquer est fondamental à la bonne entente entre les communautés linguistiques. La connaissance des deux langues officielles facilite les échanges et le partage des idées et contribue au rapprochement des communautés. La connaissance d’une langue seconde est la clef qui ouvre toutes grandes les portes d’une autre communauté linguistique coexistant avec la nôtre. Ses richesses – son histoire, sa culture, sa littérature et sa musique – qui nous étaient jusqu’alors inconnues n’attendent qu’à être découvertes.

Les peuples sont, depuis toujours, les protagonistes de l’évolution de leur société. En utilisant leurs droits linguistiques et leur liberté de parler la langue de leur choix au quotidien, les Néo-Brunswickois contribuent activement à l’évolution de la seule province officiellement bilingue au Canada.

À l’ère de la mondialisation, le Nouveau-Brunswick est conscient de la place privilégiée qu’il occupe en matière de bilinguisme. L’ouverture d’esprit démontrée par nos communautés favorise grandement nos échanges économiques et culturels. Le Nouveau-Brunswick est vu, même par les pays où on ne parle ni l’anglais ni le français, comme une terre d’accueil à la diversité linguistique, ce qui lui permet de conclure des partenariats et de faire des affaires avec d’autres provinces et d’autres pays.

La bonne volonté démontrée par la majorité de la population néo-brunswickoise fera en sorte que, éventuellement, chacun pourra vivre pleinement en français ou en anglais. Les communautés linguistiques se sentiront chez eux tout en appréciant le fait de voir leur langue et leur culture valorisées.

Pour obtenir de plus amples renseignements sur les droits linguistiques au Nouveau-Brunswick, visitez le site Web du bureau du Commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick.

PERSONNES-RESSOURCES : Alison Aiton, communications, Mieux-être, Culture et Sport, 506-457-6445; Patricia Parent, Bureau du Commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick, 506-444-4229 ou 1-888-651-6444.

le 17 octobre 2006

Graham Fraser est nommé sixième commissaire aux langues officielles

Le Canada a connu, aujourd’hui, l’entrée en fonction d’un nouveau commissaire aux langues officielles en la personne de Graham Fraser.

Journaliste, auteur, professeur et conférencier, M. Fraser a mené, pendant près de 40 ans, une carrière remarquable qui a chevauché le clivage linguistique. Selon le premier ministre Stephen Harper, Graham Fraser possède « une pleine compréhension de la dualité linguistique du Canada, à laquelle il est très sensible, une connaissance approfondie des politiques linguistiques de notre pays et de leurs répercussions sur les communautés linguistiques minoritaires, ainsi que l’indépendance d’esprit du journaliste ».

Si vous désirez plus de détails à ce sujet, nous vous suggérons de consulter le site Web du Commissariat aux langues officielles www.ocol-clo.gc.ca.

Par ailleurs, le commissaire souhaite rencontrer M. Fraser dans un proche avenir afin de lui faire part de son désir de poursuivre, avec lui, la collaboration établie avec sa prédécesseure Dyane Adam. Il est, du reste, convaincu que M. Fraser et lui maintiendront avec succès cette coopération au bénéfice du développement en matière de langues officielles au Nouveau-Brunswick et ailleurs au Canada.

le 11 octobre 2006

Annonce de l’abolition du Programme fédéral de contestations judiciaires

Fredericton, le 11 octobre 2006 – Le commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick désire se joindre à celles et ceux qui ont exprimé leur surprise et leur grande déception à l’annonce de l’abolition du Programme fédéral de contestations judiciaires.

« À titre de commissaire, j’ai le mandat de protéger et de promouvoir les droits et libertés des communautés francophone et anglophone du Nouveau-Brunswick. Le recours aux tribunaux au cours des dernières décennies dans le domaine des droits linguistiques, au Nouveau-Brunswick et partout au pays, a constitué un outil de protection et de promotion des droits linguistiques qui s’est avéré favorable au développement des communautés de langue officielle en situation minoritaire. Le Programme de contestations judiciaires a permis à de nombreuses causes d’être portées devant les tribunaux. Sans ce programme, nous n’aurions pu profiter des décisions qui ont indéniablement favorisé notre évolution à un rythme et avec une vigueur remarquables. »

Le commissaire se dit particulièrement inquiet de la déclaration du président du Conseil du Trésor portant qu’il est insensé qu’un gouvernement finance des poursuites qui contestent les lois établies du pays.

Le commissaire ajoute : « Les lois fédérales et provinciales ainsi que les actions de nos gouvernements ne peuvent aller à l’encontre de la Charte des droits et libertés.  Le droit est clair. Le citoyen qui considère qu’une quelconque mesure enfreint le libellé de la charte ou les principes qui l’animent a le droit de demander aux tribunaux d’intervenir. Il est tout à fait normal et essentiel dans une démocratie que l’on offre un accès facile et sans encombre à nos tribunaux. Les élus ne sont pas sans savoir que les recours aux tribunaux nécessitent très souvent des coûts élevés et que, par conséquent, peu de personnes et de groupes ont suffisamment de ressources financières pour soutenir une action en justice surtout lorsqu’elle soulève des questions du droit constitutionnel. »

Le commissaire se propose de communiquer avec le premier ministre Shawn Graham  afin de l’inciter à intervenir auprès du premier ministre Harper pour faire en sorte que cette décision pour le moins alarmante soit renversée et que le programme soit rétabli.

« Nous devons nous assurer de conserver les acquis et de poursuivre les progrès. L’abolition du Programme de contestations judiciaires est un recul et aura certainement un impact négatif sur la progression en matière de droits linguistiques au Canada. »

PERSONNE-RESSOURCE : Patricia Parent, directrice des affaires publiques et de la recherche (par intérim), Bureau du commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick, (506) 444-4229, 1 888 651-6444 (sans frais), ou par courriel patricia.parent@gnb.ca.

le 7 juin 2006

GRC et langues officielles au Nouveau-Brunswick – Mise au point

Fredericton, le 7 juin 2006 – Le commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick, Michel Carrier, a fait une mise au point sur l’état actuel des droits linguistiques au Nouveau-Brunswick en matière de services de police, y inclus les services de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) agissant à titre de corps policier provincial ou municipal.

Selon le commissaire, on pourrait peut-être croire, suite aux reportages sur la décision récente de la Cour d’appel fédérale dans l’affaire mettant en cause la GRC, que cette dernière n’est pas assujettie à la Loi sur les langues officielles du Nouveau-Brunswick. Certains articles commentant cette décision laissent entendre que « seulement les anglophones ont le droit de se faire servir dans leur langue sur l’ensemble du territoire néo-brunswickois. Les francophones, eux, possèdent ce droit seulement où « le nombre le justifie ». Le commissaire est d’avis que cette déclaration est erronée et doit être corrigée.

La Loi sur les langues officielles énonce clairement que tout membre du public a le droit, lorsqu’il communique avec un agent de la paix, de se faire servir dans la langue officielle de son choix et il doit être informé de ce choix. Ce droit n’est en rien modifié ou diminué par la décision récente de la Cour d’appel fédérale. « Pour les fins de ce communiqué, il n’est pas nécessaire de commenter ce jugement ou de débattre les questions juridiques qu’il soulève, a déclaré le commissaire. Nous voulons tout simplement tenter de corriger le tir quant aux droits que confère la Loi. »

En effet, un agent de la GRC, lorsqu’il agit pour le compte de la province en vertu de l’Entente sur les services de police provinciaux, est un « agent de la paix » assujetti aux obligations de la Loi sur les langues officielles. À ce titre, l’agent, lorsqu’il communique avec tout membre du public, doit informer cette personne de son droit de se faire servir dans la langue officielle de son choix et doit ensuite respecter ce choix. Si l’agent n’est pas en mesure d’assurer la prestation des services dans la langue officielle choisie, il doit prendre les mesures nécessaires et ce dans un délai raisonnable pour lui permettre de répondre au choix fait par le membre du public.

« Inquiets de la position que semblait prendre le ministère fédéral de la Justice dans l’affaire mettant en cause la GRC, nous avons communiqué l’année dernière avec le gouvernement provincial et avec le commandant de la division J de la GRC, a souligné M. Carrier. Nos échanges avec eux nous ont permis de comprendre que la province avait, suite à l’adoption de la nouvelle Loi sur les langues officielles 2002, communiqué avec la GRC pour l’aviser des obligations en matières de langues officielles et que la GRC avait, en réponse, assuré le gouvernement qu’elle s’engageait pleinement à satisfaire aux exigences de la Loi. Nous avons reçu le même son de cloche lors de notre rencontre avec le commandant de la division J. En fait, le rapport annuel 2004-2005 de la division J de la GRC confirme au grand public que la GRC s’est engagée à respecter la Loi sur les langues officielles du Nouveau-Brunswick et que la prestation de services bilingues dans toutes les régions du Nouveau-Brunswick est essentielle pour assurer l’efficacité des services de police.

« Sans vouloir semer le doute sur la bonne volonté exprimée de part et d’autre, nous croyons que l’insertion d’une clause précise et claire à cet effet dans l’Entente sur les services de police provinciaux s’impose. Nous l’avons déjà suggéré dans une lettre adressée au premier ministre en 2005 et nous allons revenir à la charge et réitérer au gouvernement qu’il doit amorcer les discussions afin qu’une telle clause soit ajoutée à l’entente. Si on en juge par l’engagement exprimé par la GRC, il ne devrait pas y avoir de débat et le tout pourrait être conclu assez rapidement.

« Nous répétons que la GRC, agissant en vertu de l’entente avec la province doit agir en conformité aux obligations qu’impose la Loi aux agents de la paix. Vous avez le droit en vertu des paragraphes 31 (1), 31 (2) et 31 (3) de la Loi, où que vous soyez au Nouveau-Brunswick, de vous faire servir par la GRC dans la langue officielle de votre choix. Il faut donc vous en prévaloir. »

Si, lors d’échanges avec un agent de la paix, un membre du public considère que son droit d’être servi dans la langue officielle de son choix n’est pas respecté, il peut en faire part au Bureau du commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick. On peut déposer une plainte en composant le 1 888 651-6444 ou en consultant le site Internet www.languesofficielles.nb.ca.

PERSONNE-RESSOURCE : Patricia Parent, directrice des affaires publiques et de la recherche (par intérim), Bureau du commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick, (506) 444-4229, 1 888 651-6444 (sans frais), ou par courriel patricia.parent@gnb.ca.

le 31 janvier 2006

Le commissaire soumet son rapport annuel 2004-2005

Fredericton, le 31 janvier 2006 – Le commissaire aux langues officielles, Michel Carrier, a soumis à l’Assemblée législative son rapport annuel pour 2004-2005, en vertu de la Loi sur les langues officielles du Nouveau-Brunswick.

Bien qu’il reconnaisse que, avec l’adoption de la Loi sur les langues officielles, le Nouveau-Brunswick ait fait un pas de géant de l’avant pour ce qui est de confirmer et de préciser les droits linguistiques, le commissaire est d’avis que le gouvernement doit aussi avoir une stratégie claire pour tous ses services et programmes de sorte que les institutions provinciales respectent leurs obligations conformément à la Loi.

Dans cette optique, le commissaire consacre une importante partie de son rapport annuel au besoin pour le gouvernement d’entreprendre une planification stratégique complète dans le domaine des langues officielles. Il met l’accent sur le besoin d’adopter un plan directeur qui contiendrait une série de mesures administratives en vue de la prestation des programmes gouvernementaux conformément à la Loi sur les langues officielles.

« Le Nouveau-Brunswick a une base solide pour ce qui est d’assurer le respect des droits et des obligations que contient la Charte en matière de langues officielles, a-t-il dit. Grâce à la Loi sur les langues officielles, le gouvernement provincial a réaffirmé son engagement à s’assurer que les communications, les services et les programmes gouvernementaux sont offerts dans les deux langues officielles. Il doit maintenant créer des mesures concrètes et pratiques nous permettant de réaliser, le plus tôt possible, une véritable équité dans la prestation de ces services. »

Le rapport du commissaire contient également dix recommandations portant sur des sujets tels que la formation linguistique et la langue de travail pour les membres de la fonction publique, l’aide aux municipalités régies par la Loi sur les langues officielles, et l’établissement d’une commission d’aménagement linguistique qui conseillerait le gouvernement en ce qui a trait à la toponymie, par exemple.

Le rapport rend également compte de certaines plaintes traitées par le Bureau du commissaire aux langues officielles durant la période couverte.

Le Bureau du commissaire a traité 150 plaintes et 26 demandes de renseignements en 2004 2005. Quelque 81 plaintes étaient admissibles; 72 d’entre elles (88,9 %) rapportaient un manque de services en français et 9 (11,1 %), un manque de services en anglais. Cinquante-deux plaintes (29,5 %) ont été jugées inadmissibles parce qu’elles ne relevaient pas de l’autorité du commissaire ou parce qu’elles ne concernaient pas une institution au sens de la Loi. Dix-sept (9,7 %) plaintes ont été référées à d’autres institutions aux fins d’étude.

Pour de plus amples informations ou pour demander une entrevue, veuillez contacter Giselle Goguen au (506) 444-4229 ou giselle.goguen@gnb.ca.

le 26 octobre 2005

Rapport final du commissaire relativement au processus électoral

Fredericton (N.-B.) – Le 26 octobre 2005 : Le commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick, Michel Carrier, c.r., a publié le rapport final concernant le processus électoral de la province. Comme le prescrit la Loi sur les langues officielles du Nouveau Brunswick, le commissaire a soumis son rapport au premier ministre, Bernard Lord, et à la directrice générale des élections, Annise Hollies. Des copies ont également été envoyées aux personnes qui ont porté plainte.

Le commissaire a pour mandat d'enquêter les plaintes portant sur le respect de la Loi sur les langues officielles, de rédiger un rapport et de faire des recommandations. Il est également responsable de promouvoir l'avancement des deux langues officielles de la province.

Le commissaire a réalisé son enquête pendant l'été de 2003, après avoir reçu des plaintes de quelques Néo-Brunswickois concernant l'accès aux services dans la langue de son choix durant les élections provinciales de juin 2003. Le commissaire a publié un rapport préliminaire en décembre 2003, dans lequel il identifiait plusieurs secteurs où la Loi sur les langues officielles n'était pas respectée, notamment l'offre active de services dans les deux langues officielles, l'égalité d'accès aux services, les critères de sélection du personnel électoral, la sélection des agents d'élection là où il y a un manque de personnel compétent dans la langue visée, les communications avec les bureaux des directeurs de scrutin, les listes de membres potentiels pour le personnel électoral, et l'obligation de publier dans les deux langues officielles.

Le rapport préliminaire contient 13 recommandations. Le commissaire avait alors déclaré qu'il s'attendait à une réponse à ses recommandations dans les trois mois suivants. À la demande de la directrice générale des élections, cette période fut allongée. Suite à la tenue des élections triennales de mai 2004 (élections municipales, scolaires et des régies de la santé), le bureau du commissaire a reçu la réaction de la directrice générale des élections au rapport préliminaire.

Malgré le fait que la directrice générale des élections ait finalement souligné au commissaire qu'elle n'avait passé le rapport en revue qu'après les élections triennales, il semblait au commissaire et à son personnel qu'elle voulait se conformer aux recommandations et ceci a fourni l'incitatif nécessaire pour maintenir l'interaction avec l'institution.

« Il faut admettre que nous étions parfois un peu frustrés par la lenteur du processus et par ce que nous percevions être un manque de compréhension de la part de l'institution concernant l'étendue de ses obligations en vertu de la Loi, a déclaré M. Carrier. Cependant, nous pensons que ce dossier nous a fourni, dès les débuts de l'établissement du bureau, l'occasion de mieux comprendre le rôle que joue un ombudsman et le besoin d'utiliser pleinement les outils à notre disposition. »

L'objectif ultime d'un ombudsman n'est pas simplement de déposer un rapport, mais aussi de travailler avec l'institution afin d'apporter des solutions viables et acceptables. En effet, au fil des nombreux échanges avec l'institution, le commissaire a commencé à percevoir des changements dans la façon dont celle-ci voyait son rôle et ses responsabilités dans la mise en ?uvre des programmes et mesures visant à respecter les obligations prescrites par la Loi sur les langues officielles. « De plus, de récents développements nous permettent de croire que le climat ou l'attitude du personnel de l'institution change, a précisé M. Carrier. Ce qui nous paraissait être une mentalité défaitiste face à une tâche de taille semble se transformer en une approche plus positive et optimiste. »

Le rapport final du commissaire énonce les rapports de son bureau avec le Bureau de la directrice générale des élections à la suite de son rapport préliminaire de décembre 2003 et les progrès qui ont été réalisés. Il contient également plus de recommandations visant à encourager l'institution à établir le cadre de travail stratégique nécessaire pour fournir à tous les Néo-Brunswickois un accès égal à l'appareil électoral dans la langue de leur choix.

« L'institution a encore beaucoup à faire si elle veut se conformer à toutes les exigences de façon opportune, a déclaré M. Carrier. Toutefois, cette enquête et les échanges entre mon bureau et l'institution ont donné naissance à un engagement ferme de l'institution à apporter les changements lui permettant de se conformer à la Loi. »

Le commissaire est d'avis que si l'institution respecte ses engagements et donne suite à ses recommandations, elle réussira à fournir aux Néo-Brunswickois le système électoral qui leur revient aux termes de la loi.

La prochaine élection en fera foi.

Pour de plus amples renseignements ou pour obtenir une interview avec Michel Carrier, communiquer avec Giselle Goguen, au (506) 444-4758 ou à l'adresse courriel giselle.goguen@gnb.ca. 

le 28 juin 2005

Propos d’Alex Fancy, récipiendaire du Prix dialogue du lieutenant-gouverneur

Votre honneur, Ladies and Gentlemen :

Like drama, personal journeys are defined by time and space. My own journey began on the shores of Pictou Harbour, in the very anglophone hamlet of Loch Broom. I would never have thought to call my village "Lac Brume," poetic as that might have been.

Time brought me to another shore, the edge of the Cumberland Basin and the space north of the Missaquash – ou Mésagouèche – known as the Tantramar Marshes where, in the words of an anonymous student poet who wrote in the Mount Allison Argosy in 1935, "Arsenault, Boudreau, Legere, LeBlanc, / Built the dykes and made them strong."

Ma ville chevauche de nombreuses routes migratoires – celles des milliers d'oiseaux qui passent chaque année, la Transcanadienne, le chemin de fer, les avions qui sillonnent notre ciel sans arrêt, les ondes de Radio-Canada Internaional qui parle au monde, et les tracés de tant de départs – et de dispersions.

Beaucoup sont partis. Quelques-uns sont restés. And some returned, to find their roots, and their voice. Like the actor-student who discovered, when she showed her grandfather the script for Charivari, Sounds of the Tantramar, that her family's name had been changed to White from LeBlanc.

"J'écoute le silence qui suit le sifflement du train," a character confides in the same play. One voice can celebrate silence, but it takes many to make a Tintamarre. I can only accept this award on behalf of all those who have, with me, celebrated our many journeys in word, gesture, song and dialogue, over so many years.

Le Nouveau-Brunswick est un espace aux contours doux qui privilégie le dialogue et le rapprochement. Our solitudes are, in fact, neighbourhoods, so close and yet si près les uns des autres, où les versants de Dorchester donnent sur ceux de Pré d'en Haut, où Shemogue et Cap Pelé s'embrassent et fondent, comme nos langues et nos vies, l'un dans l'autre.

Notre dialogue est riche. Our dialogue celebrates respect and inclusivity. Notre dialogue est un devoir, pas seulement un droit. Defined by its most courageous defenders, tels Louis Robichaud, Richard Hatfield et Dialogue Nouveau-Brunswick, il esquisse le bien-être des citoyennes et citoyens de demain.

Thank you. Merci à toutes et à tous.

Alex Fancy
Remise du Prix dialogue du lieutenant-gouverneur / Presentation of the Lieutenant-Governor's Dialogue Award
Fredericton, 15/06/05 

le 15 juin 2005

Remise des Prix Dialogue du lieutenant-gouverneur

Dialogue Nouveau-Brunswick, en partenariat avec le bureau du lieutenant-gouverneur du Nouveau-Brunswick, a présenté le Prix Dialogue du lieutenant-gouverneur aujourd'hui lors d'une cérémonie à l'Ancienne résidence du gouverneur. Le Festival littéraire international Northrop Frye, Alex Fancy et Bernard Imbeault se sont mérités ce prestigieux prix dans les catégories organismes communautaires/institutions publiques, particuliers et entreprises privées, respectivement.

Les trois récipiendaires ont tous été reconnus pour leurs efforts exceptionnels afin de promouvoir la compréhension et le respect entre les deux communautés de langues officielles au Nouveau-Brunswick. Le Festival littéraire international Northrop Frye fait la promotion du patrimoine littéraire bilingue du Canada en réunissant des auteurs francophones et anglophones de la région, du pays et d'ailleurs. À travers ses tournées avec la troupe de théâtre Tintamarre, Alex Fancy valide le bilinguisme et fait la promotion de l'intégration et de l'expression française au moyen de la gestuelle et du théâtre. Bernard Imbeault est un homme d'affaires qui illustre, par ses actions, les attributs recherchés : la compréhension, le respect naturel et l'appréciation des citoyens d'expressions française et anglaise.

Créé par Dialogue Nouveau-Brunswick en 2003, le Prix Dialogue du lieutenant-gouverneur est décerné à des personnes qui adoptent les principes d'harmonie et de respect entre les communautés francophones et anglophones de la province. Selon le lieutenant-gouverneur du Nouveau-Brunswick, l'Honorable Herménégilde Chiasson : « Les graines de la tolérance et de la compréhension semées par les récipiendaires de cette année porteront de nouveaux des fruits alors même que le Nouveau-Brunswick continue à progresser dans un monde où la technologie et la globalisation nous forcent à travailler plus souvent avec des gens d'autres cultures et d'autres langues. »

Un jury indépendant composé de cinq personnes a sélectionné les récipiendaires. Le nom de chaque récipiendaire a été ajouté à une plaque qui est exposée en permanence avec le Prix à l'Ancienne résidence du gouverneur. Chaque récipiendaire a reçu un certificat souvenir.

« Le Prix Dialogue du lieutenant-gouverneur reconnaît et célèbre le travail de ceux et celles qui ont bâti des ponts entre les communautés linguistiques » a précisé Odette Snow, co-présidente francophone de Dialogue Nouveau-Brunswick.

M. Michel Carrier, Commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick, a ajouté que le Prix Dialogue met en relief l'harmonie linguistique qui règne au Nouveau-Brunswick. « Nous célébrons non seulement des gens qui choisissent de faire affaire dans les deux langues officielles, mais aussi ceux et celles qui encouragent une compréhension et une appréciation mutuelle parmi francophones et anglophones. »

Rappelons que Dialogue Nouveau-Brunswick est un organisme à but non-lucratif qui promouvoit la compréhension, le respect et l'appréciation entre les Néo-Brunswickois et Néo-Brunswickoises de langue française et anglaise. Dialogue Nouveau-Brunswick parraine plusieurs programmes chaque année, notamment le programme de correspondance My Friend – Mon ami(e), qui jumelle des classes francophones et anglophones de même niveau, et les visites d'un jour qui donnent l'occasion aux correspondants d'explorer l'histoire et la dualité culturelle et linguistique du Nouveau-Brunswick.

le 7 juin 2005

L’auteure Amy Cameron: Sa vie en français!

Ce qui suit est le texte d'un discours que l'auteure Amy Cameron a livré lors d'une conférence du Français pour l'avenir qui a eu lieu récemment à Toronto:

Le français, quand ce n'est pas ta langue maternelle, n'est pas du tout facile. Quand tu es en plein milieu des examens, des rédactions, et quand ton professeur de français demande que tu participes à des conversations forcées avec tes amis anglophones, le français est frustrant. Tu te demandes, pourquoi j'apprends cette langue? J'habite à Toronto. Mes parents sont anglophones. Personne à Starbucks ne parle français!

Le français peut être difficile? J'ai pris des cours de français pendant cinq ans au secondaire, à Jarvis Collegiate. Mais, je vous jure qu'il y a un but. Je suis tellement contente que je n'ai pas lâché mes cours. Le français a changé ma vie – et je n'exagère même pas.

J'avais 17 ans quand j'ai entendu parler d'un lycée canadien en France. L'école, qui, sans surprise, s'appelait « Le Lycée canadien en France », était dans le Sud, près de Nice, dans la petite ville de Beaulieu.

Pour moi, la France était un endroit que je connaissais bien – sur la plage, on pouvait s'étendre au soleil presque nu. On pouvait boire de l'alcool dès l'âge de 16 ans. Les hommes français, la tour Eiffel, l'amour, les promenades romantiques sur les Champs Élysées. C'était décidé ; je partais pour la France !

J'étais assez certaine que mes parents considéreraient comme terrible cette idée de partir en France; mais pour une raison que je ne comprendrai jamais, ils ont accepté de m'envoyer avec plaisir. Et alors, à 18 ans, je me trouvais sur un avion, en route, direction : la France.

Les étudiants du Lycée canadien en France étaient placés dans des familles françaises, pour que nous puissions pratiquer notre français à tout moment. Il fallait que nous mangions un repas, minimum, avec nos nouvelles familles françaises – mais avec nos amis, aux bars, sur la plage et à l'école, on parlait en anglais. Ça ne faisait aucune différence, je pensais, parce que j'étais convaincue j'étais déjà bilingue.

En effet, je pouvais placer une commande chez McDonald comme une parfaite bilingue : « Un hamburger, un Coca Cola et des frites, s'il vous plaît ». Je pouvais lire les noms des rues et des magasins à Montréal – rue Sainte Catherine et Château du Sexe.
Aucun problème. Amy Cameron était bilingue.

Amy Cameron N'ÉTAIT PAS bilingue.

En France, j'habitais dans le petit village de Villefranche. Pendant la première semaine, j'ai décidé qu'il était temps d'acheter une baguette, parce que les baguettes sont françaises et moi, j'étais en France.
En France, on achète les baguettes dans les « boulangeries » – je connaissais bien les boulangeries, parce que j'étais parfaitement bilingue. Ce que je ne savais pas c'est que dans les boulangeries, non seulement on achète des baguettes, mais c'est aussi où les français se rendent pour faire « du gossip ».
Alors me voilà, Amy Cameron, dans la boulangerie, en train d'avoir une longue conversation passionnée avec le boulanger. Je lui explique que le pain canadien n'est pas aussi bon que le pain français – le goût n'est pas aussi délicat, naturel, délicieux. À la fin de mon monologue de cinq ou dix minutes, le boulanger me prie d'arrêter. Il n'a rien compris. Il pense que je suis folle.
La seule chose que le boulanger ait comprise était le mot « préservatifs ».
Voici la raison : Quand « le mot juste » en français m'échappait, je disais le mot en anglais, mais avec un accent français. J'avais du succès avec les mots anglais « automobile », « telephone », « television ». Mais ça marchait moins bien avec le mot « préservatifs ».
J'ai dit « préservatives » plusieurs fois quand je parlais au boulanger.
Heureusement, quelqu'un qui était bel et bien bilingue m'a entendu et m'a interrompu en expliquant que « préservatif » en français veut dire « condom ». Je venais tout juste d'expliquer au boulanger que le pain canadien contenait beaucoup trop de condoms.

Et, à l'école, nous avions tous les mêmes genres d'histoires – un garçon dans ma classe avait demandé à sa madame de lui passer les « nichons » – nipples – au lieu des « cornichons » – pickles. Elle lui a donné une gifle et ce fut la dernière fois qu'ils ont mangé ensemble.

Mon copain ou petit ami, dont j'ai fait la connaissance en France il y a 13 ans, a raconté à un serveur dans un restaurant qu'il n'avait plus faim parce qu'il était plein – en France, ça veut dire enceinte.

Mais après quelques mois, j'ai commencé a mieux m'exprimer. J'ai décidé de rester en France pendant toute l'année – et une deuxième année. J'ai déménagé à Paris. J'ai travaillé dans un restaurant et j'ai décidé d'étudier la mode. Tous mes amis étaient français et je refusais de parler en anglais.

On m'a dit que les deux grands signes qu'une personne est bilingue sont si tu rêves en français et si tu comptes en français. À la fin de mon séjour de deux ans, je rêvais et je comptais en français.

Parler le français et l'utiliser au Canada est un pouvoir de superhéro. C'est une clef magique, un passe-partout. Les portes s'ouvrent, tu découvres de nouvelles cultures, et quand tu retournes au Canada avec ces nouvelles expériences, c'est comme si tu retournais dans un tout nouveau pays.

Quand il a été temps de choisir une université, Montréal était mon premier choix – et alors j'ai passé quatre années à Concordia en arts plastiques, les beaux arts. Il fallait que je trouve un emploi à temps partiel pour que je puisse payer mes matériaux scolaires – peinture, pinceaux et, bien sûr, la bière. On m'a embauché dans un magasin de bricolage ou quincaillerie. Il n'était pas important que je ne connaisse rien des marteaux ou des scies ou des clous, on m'a engagée parce que je pouvais parler français.

En 1995, toujours étudiante au Québec, il y a eu un référendum. Tout à coup notre pays uni, le Canada, risquait d'être divisé en deux. J'avais des amis québécois. J'adore le Québec. J'étais finalement bilingue!

Les débats au sujet d'une société distincte étaient partout durant ce temps. Oui, le Québec est une société unique, mais c'est aussi mon Québec et mon pays. Et j'ai marché dans les rues de Montréal avec des francophones, des anglophones, des Canadiens pour sauver mon pays.

J'ai reçu mon bac en beaux arts et j'ai décidé de déménager au Nouveau Brunswick. Ce n'était pas coûteux d'y vivre. Je pouvais faire ma peinture et, d'ailleurs, c'était bien loin de mes parents, qui habitaient à Toronto.

J'ai trouvé un emploi comme serveuse, mais avec mon salaire modeste, je n'avais pas assez d'argent pour vivre d'une manière confortable.
Ma soeur à suggéré que j'essaie une carrière d'écrivaine – pourquoi pas?

Dans quelques jours je me suis trouvé face à face avec le rédacteur en chef du journal provincial. L'entrevue était pathétique. Je n'avais aucun exemple de mon écriture, et j'avais complètement oublié d'emporter mon curriculum vitae.

Le rédacteur, comme le boulanger, pensait que j'étais complètement folle, mais quand il a appris que je parlais français, tout à changé. Le Nouveau Brunswick est la seule province au Canada qui est officiellement bilingue, et le journal avait besoin d'une journaliste pour travailler au bureau à Moncton, une ville avec une population mi anglophone, mi francophone.

Je n'avais jamais publié un seul mot, mais le rédacteur m'a engagée quand même.

Le français au Nouveau Brunswick est un peu différent : les francophones de cette province sont non pas des Québécois, mais des Acadiens.

Le français qu'on parle en Acadie est un vieux français, plus vieux que le français qu'on parle au Québec. En même temps, les Acadiens utilisent beaucoup plus d'anglicismes. Alors quand je prenais un mot que je ne connaissais pas en français et le remplaçais avec un mot en anglais (mais en utilisant un accent français, bien sûr), les gens l'acceptaient sans question.

Par exemple, j'ai une amie acadienne qui est avocate et complètement bilingue – son père est francophone et sa mère est anglophone. Pour son boulot, mon amie a besoin de voyager dans la Péninsule acadienne. Un jour, elle avait besoin d'essence, et quand était venu le temps de payer, elle a ajouté : « Peux-tu aussi topper up le windshield wash? »

Le français a toujours aidé ma carrière. En 1999, j'ai gagné un prix d'Amnistie internationale pour les histoires que j'ai écrites pendant le Sommet de la Francophonie à Moncton. Quand j'ai travaillé pour la revue Maclean's, à chaque semaine quelqu'un me demandait de l'aider avec une traduction ou une entrevue en français. J'étais une des trois personnes dans le bureau qui étaient bilingues. Une de trois – travaillant pour la soi disant revue nationale du Canada.

Il y a un mois, j'ai vendu le livre que j'ai écrit, Playing With Matches: Misadventures in Dating, en France et au Québec.

Mes expériences en français ont même eu un effet sur mes relations personnelles. J'ai rencontré mon chum en France quand j'avais 18 ans. Dix ans plus tard, lors de notre réunion d'école ici à Toronto, nous nous sommes rencontrés de nouveau, et ça fait trois ans que nous somme ensemble. Mes plus grands amis sont les mêmes personnes que j'ai rencontrées au Québec, au lycée en France et au Nouveau Brunswick. Quand je fais des voyages, je me sers de mon français. Même si je fais des fautes, les gens me respectent plus pour avoir fait l'effort.

Le français continue d'être une clef passe-partout; je n'aurais jamais eu la chance d'être ici avec vous tous si je n'étais pas bilingue.

Si ça vous intéresse? et même si ça ne vous intéresse pas trop, essayez de continuer de parler, pratiquer et apprendre le français. Je comprends que quand vous êtes en plein milieu d'un examen, ou en train de conjuguer le verbe « avoir » au subjonctif, c'est ennuyant.

Mais quand vous êtes au Québec, ou en France, ou que vous rencontrez les membres du groupe de musique Daft Punk, ou que vous êtes à Montréal en train de danser sur une table, vous serez contents d'avoir persisté.

Mon accent est un peu rouillé et ma grammaire n'est pas parfaite, mais j'adore cette langue. J'adore qu'il soit possible de confondre « nichons » et « cornichons ». J'adore l'image d'une baguette pleine de condoms. Et j'adore que je ne ferai jamais de pareilles fautes pour le reste de ma vie.

le 15 novembre 2004

Le commissaire aux langues officielles présente son premier rapport annuel

Fredericton, le 15 novembre 2004 -En tant que premier commissaire aux langues officielles, Michel Carrier a présenté, conformément à la nouvelle Loi sur les langues officielle (LLO), son premier rapport annuel à l’Assemblée législative pour l’année 2003-2004.

Étant donné qu’il s’agit du rapport annuel de la première année de fonctionnement de son bureau, le commissaire a fait état entre autres, de l’évolution du dossier des langues officielles au Nouveau-Brunswick, de son mandat et de son rôle, de la mise sur pied de son bureau et de la procédure de dépôt et de traitement de plaintes ainsi que des plaintes reçues.

Bien que ce premier rapport du commissaire soit à teneur plutôt général, il consacre quand même de l’espace pour noter au gouvernement provincial les déficiences au niveau de l’offre active dans les deux langues officielles. Par « offre active » on entend l’obligation qu’ont les institutions gouvernementales provinciales en vertu de l’article 28.1 de la LLO de « veiller à ce que les mesures voulues soient prises pour informer le public que leurs services lui sont offerts dans la langue officielle de son choix. »

En effet, le commissaire constate que, malgré les progrès réalisés dans la province en matière de langues officielles, il reste beaucoup à faire dans ce domaine : « Le travail n’est pas pour autant fini : l’offre active de services dans les deux langues officielles ne se fait pas automatiquement partout au niveau des institutions gouvernementales, y compris les institutions de la santé; le public n’a pas automatiquement accès à des services dans la langue de son choix dans tous les hôpitaux de la province, particulièrement dans les régions majoritairement anglophones, et les citoyennes et les citoyens francophones qui accèdent à des postes au sein des services publiques provinciaux ne peuvent pas encore tenir pour acquis qu’ils pourront travailler dans leur langue. »

Les chiffres

Le commissaire a ouvert 204 dossiers au cours de cette première année de fonctionnement, dont 74 plaintes recevables, 69 plaintes non recevables, 29 plaintes référées à d’autres institutions appropriées et 32 demandes de renseignements. Les plaintes recevables sont réparties dans les catégories services en personne et communications avec le public. Par ailleurs, il fait remarquer que le nombre absolu de plaintes reçues par une institution n’indique pas nécessairement l’importance relative de ces plaintes. Il cite le cas des onze plaintes reçues concernant les élections provinciales. « Bien que le nombre de plaintes reçues est minime en termes absolus, cela ne signifie pas pour autant que tout s’est déroulé sans anicroche pendant la dernière élection provinciale. Il est raisonnable de conclure que s’il n’y a pas eu d’offre active, tel que communiqué par certains plaignants, dans quelques bureaux de scrutin, à certains moments de la journée, que toutes les autres personnes qui se sont présentées à ce bureau de scrutin, n’ont pas eu accès aux services qu’exige la LLO. »

En tant que commissaire aux langues officielles, Monsieur Carrier considère qu’il agit comme protecteur du citoyen en matière de langues officielles mais qu’il ne peut assumer seul le rôle d’agent de changement quant à la promotion du français et de l’anglais dans la province. Il réitère sa conviction à l’effet que chaque citoyenne et chaque citoyen a un rôle à jouer dans la progression vers l’égalité en matière de langues officielle et il insiste sur le fait que l’Assemblée législative et le gouvernement sont les premiers responsables de cette progression.

« La Loi sur les langues officielles confirme nos valeurs collectives d’égalité et de chances égales pour tous. La LLO est un projet de changement de nos attitudes et de nos comportements sur les plans individuel et collectif pour que s’actualisent ces principes d’égalité de statut, de droits et de privilèges. Voilà tout un défi que nous lance la Loi. »

Le rôle du Commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick

Le commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick est un agent de l’Assemblée législative. Il fait enquête sur des plaintes et fait des recommandations relativement au respect de la Loi sur les langues officielles. Le commissaire communique les résultats de toute enquête et toute recommandation, y compris toute opinion ou motifs qui ont mené à cette recommandation, au Premier ministre et au sous-ministre ou à tout autre administrateur général de l’institution concernée ainsi qu’au plaignant. Le commissaire peut enquêter sur les plaintes qu’il reçoit du public ou il peut réaliser une enquête de son propre chef.

Le commissaire a le mandat d’accueillir et d’enquêter sur les plaintes concernant les institutions gouvernementales telles qu’elles sont définies sous la LLO.

Pour de plus amples informations, prière de communiquer avec Giselle Goguen, directrice des affaires publiques et de la planification stratégique au Bureau du commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick, au (506) 444-4229 ou au
1-888-651-6444.

 

le 21 juin 2004

Le bilinguisme en fête : le commissaire aux langues officielles est fier du progrès dans le domaine des langues officielles

Fredericton (N.-B.) – Le 21 juin 2004 : Mercredi dernier, Dialogue Nouveau-Brunswick décernait son Prix Dialogue Award du lieutenant-gouverneur en l’ancienne résidence du lieutenant-gouverneur. Ce prestigieux prix est accordé annuellement à des personnes ou organismes qui se sont démarqués pour leur engagement à l’avancement du bilinguisme au Nouveau-Brunswick.

En tant que commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick, Me Michel Carrier désire féliciter l’honorable Louis J. Robichaud, ancien premier ministre du Nouveau-Brunswick, feu l’honorable Richard Hatfield qui a reçu le prix à titre posthume, et la Société hôtesse des Jeux du Canada 2003 qui ont eu lieu dans la grande région de Bathurst/Campbellton.

L’ancien premier ministre du Nouveau-Brunswick, Louis J. Robichaud, lors de ses remerciements, a signifié sa fierté devant les progrès accomplis depuis 1960, y inclus ceux qui se sont réalisés durant le règne de feu l’honorable Richard Hatfield. Il était d’avis que notre province constitue un exemple pour le reste du Canada en matière de bilinguisme institutionnel.

Le bilinguisme en fête : le commissaire aux langues officielles est fier du progrès dans le domaine des langues officielles

e Carrier, à l’instar de Louis J. Robichaud, applaudit les progrès que le Nouveau-Brunswick a réalisés dans le domaine des langues officielles, mais surtout, dans le domaine du rapprochement entre les deux communautés linguistiques de langues officielles de la province. Il considère que ce progrès peut être attribué à la vision et à la détermination démontrées par messieurs Louis J. Robichaud et Richard Hatfield. « Ces deux hommes politiques ont su traduire leurs convictions d’égalité et de respect en actions concrètes qui ont définitivement donné lieu aux changements sociaux que nous avons vécus au Nouveau-Brunswick en matière de bilinguisme et de reconnaissance de l’égalité des communautés linguistiques française et anglaise. Grâce à leur leadership, le Nouveau-Brunswick constitue effectivement un modèle pour le reste du pays. »

Le commissaire aux langues officielles considère que le travail de messieurs Robichaud et Hatfield et de celui de leurs partis politiques respectifs a créé un environnement d’inclusion et de respect qui permet une collaboration facile et nécessaire entre les deux communautés linguistiques de la province. L’on a qu’à constater l’exploit de la Société hôtesse des Jeux du Canada 2003 qui a su mener à bon port ce projet de très grande envergure. « Je ne peux que constater avec beaucoup d’admiration et de reconnaissance l’énorme travail de coordination, de planification et de motivation qui a rendu possibles les Jeux du Canada 2003 qui se sont déroulés à 70% dans les deux langues officielles du pays et de la province. Chapeau à madame Lyne Raymond, vice-présidente de cette société pour nous avoir fait honneur pendant ces jeux. »

Me Carrier reconnaît l’excellent travail accompli par Dialogue Nouveau-Brunswick au niveau de la promotion du bilinguisme et du rapprochement des citoyennes et citoyens d’expression française et anglaise de la province. Selon lui, grâce à cet effort continu et visionnaire, cet organisme rassembleur contribue à la qualité de la vie au Nouveau-Brunswick.

Pour de plus amples informations, prière de communiquer avec Ronald LeBreton, directeur des affaires publiques et de la planification stratégique au Bureau du commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick, au (506) 444-4229 ou au 1-888-651-6444.

le 3 mai 2004

Semaine provinciale de la fierté française 2004-Concours de créations littéraires

Félicitations à Mathieu Larocque, de la polyvalente Marie-Esther de Shippagan et à Marie-Christine Arpin, de l’école Marie-Gaétane de Kedgwick, élèves de 12ième année qui se sont vus attribuer chacun une bourse de 1 000 $ de l’Université de Moncton à l’occasion de la 15ième édition de la Semaine provinciale de la fierté française. Pour mériter cette bourse, Mathieu et Marie-Christine ont remporté la première place parmi les participantes et les participants au concours de créations littéraires. Leurs textes devaient respecter deux consignes, soit qu’ils devaient constituer une réflexion ou un opinion et devaient avoir pour thème «En français je suis né, née, en français je vivrai».

Nous leur souhaitons bon succès dans leurs études au niveau universitaire.

Cliquer sur les liens ci-dessous pour télécharger les textes.

Mathieu Larocque

Marie-Christine Arpin