le 2 décembre 2011

Déclaration du commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick concernant le plan gouvernemental de deux ans pour les langues officielles

Fredericton, le 2 décembre 2011 – « Depuis plusieurs années, je recommande au gouvernement provincial de se doter d’un plan pour les langues officielles afin que tous les ministères provinciaux respectent pleinement leurs obligations linguistiques. Je suis heureux de voir cette recommandation devenir réalité grâce à ce plan de deux ans pour les langues officielles. Je remercie le gouvernement précédent d’avoir entrepris ce projet et je félicite le premier ministre David Alward de le poursuivre. Je suis convaincu que ce plan peut donner un nouvel élan à notre projet d’égalité linguistique. Un fort leadership de la part du gouvernement et de la haute fonction publique est maintenant essentiel à la réussite de ce plan. Nous suivrons de près sa mise en œuvre. »

le 20 octobre 2011

Avancer pour ne pas reculer

Le commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick
présente son rapport annuel 2010-2011

Fredericton, le 20 octobre 2011 – Le commissaire aux langues officielles, Michel A. Carrier, a présenté aujourd’hui son huitième rapport annuel intitulé Avancer pour ne pas reculer.

« Les progrès en matière de langues officielles sont fragiles, car il y a toujours cette tendance lourde : l’influence prépondérante de l’anglais, ici et ailleurs dans le monde, a déclaré le commissaire. Pour assurer l’avenir du français au Nouveau-Brunswick, il est impératif de toujours avancer, et ce, sur plusieurs fronts. »

Dans son rapport, le commissaire recommande d’appliquer pleinement le principe de dualité linguistique aux garderies privées. En matière d’immigration, il demande au gouvernement de se doter d’une politique officielle et de lignes directrices claires afin que ses interventions dans ce domaine favorisent d’une manière égale les deux communautés linguistiques. M. Carrier soumet également une douzaine de propositions d’amélioration à la Loi sur les langues officielles (LLO) dont la révision doit commencer au plus tard en décembre 2012.

Au chapitre des plaintes, le Bureau du commissaire en a reçu 200 au cours de l’année 2010-2011, la plupart visant l’absence de services en français. Le commissaire présente également un résumé de son rapport sur Casino Nouveau-Brunswick. Selon M. Carrier, le libellé de la LLO ne permet pas de conclure que Casino Nouveau-Brunswick est assujettie à cette loi. Toutefois, il souligne que le gouvernement provincial avait le pouvoir et le devoir d’obliger l’exploitant du casino à fournir tous ses services dans les deux langues officielles. Le commissaire recommande d’ailleurs des changements à la LLO afin de mieux protéger les droits linguistiques des Néo-Brunswickois dans le cas de partenariats public-privé, d’octroi de monopoles et de privatisation de services publics.

« La vitalité des langues repose sur plusieurs facteurs qui sont tous liés, a déclaré le commissaire. Les divers sujets qui sont abordés dans ce rapport annuel illustrent bien comment l’action gouvernementale peut influencer cette vitalité. »

Le commissaire Carrier se réjouit de la mise en œuvre d’un plan d’action provincial sur les langues officielles; une initiative lancée par l’administration précédente et qui a été reprise par le gouvernement de David Alward. « Je recommande une telle mesure depuis des années et je suis heureux de la voir enfin devenir réalité », a précisé M. Carrier.

Le dernier chapitre du rapport annuel contient une reproduction de l’encart intitulé Deux langues pour vivre ensemble qui a été distribué dans les quotidiens et certains hebdomadaires de la province en mars 2011. « À titre de commissaire, une de mes responsabilités est de promouvoir l’avancement de nos deux langues officielles, a expliqué M. Carrier. Pour ce faire, il est important de bien expliquer ce que sont le bilinguisme officiel et la dualité linguistique et de dissiper les mythes qui entourent ces deux notions. »

Pour lire le rapport annuel.

Renseignements :
Hugues Beaulieu
Directeur des affaires publiques et de la recherche
506-444-4229 ou 1-888-651-6444
Hugues.Beaulieu@gnb.ca

le 1 avril 2011

« Ma passion première, c’est l’écriture » – Vincent Bossé

Vincent Bossé est bilingue. Sa première langue est le français et il en est fier. « La langue française est si riche et si développée. C’est important de la souligner et de la mettre en valeur si on veut la conserver ». Il croit aussi que son apprentissage de l’anglais lui a ouvert des portes et va lui permettre d’aller plus loin plus tard. « Les cours d’anglais ont commencé à l’école, en 3e année. Au début, je trouvais ça difficile d’apprendre une deuxième langue, mais j’écoutais des émissions en anglais pour m’aider. Je me suis aussi joint à un comité d’écriture en 10e année ».

 

Le 1 avril 2011

Vincent Bossé est bilingue. Sa première langue est le français et il en est fier. « La langue française est si riche et si développée. C’est important de la souligner et de la mettre en valeur si on veut la conserver ». Il croit aussi que son apprentissage de l’anglais lui a ouvert des portes et va lui permettre d’aller plus loin plus tard. « Les cours d’anglais ont commencé à l’école, en 3e année. Au début, je trouvais ça difficile d’apprendre une deuxième langue, mais j’écoutais des émissions en anglais pour m’aider. Je me suis aussi joint à un comité d’écriture en 10e année ».

Natif de St-Hilaire, cet élève de 12e année à la Cité des Jeunes A.M.-Somarny d’Edmunston est impliqué dans le journal étudiant et a sa propre émission sur les ondes de CFAI tous les jeudis soirs. Inscrit à l’Université de Moncton en Information/Communication pour la rentrée prochaine, il dit avoir choisi ce domaine parce que c’est un coup de cœur. « Ma passion première, c’est l’écriture. J’écris beaucoup en français (poèmes, chansons, etc.) et depuis que je sais écrire en anglais, cela m’a permis d’ajouter une nouvelle dimension à mon écriture, je peux maintenant explorer cela en anglais ».

Vivant dans une région majoritairement francophone, Vincent dit quand même avoir l’occasion de pratiquer l’anglais car il côtoie souvent des clients anglophones dans le cadre de son travail. « C’est vraiment plaisant de pouvoir mettre en pratique ce que j’ai appris dans mes cours d’anglais. On apprend en pratiquant! »

Apprenez-en davantage sur l’engouement de Vincent pour les langues en lisant son article ci-dessous qui a paru le 4 mars 2011 dans l’Espace Jeunesse de l’Acadie Nouvelle.

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« You're so lucky, you're bilingual » (« Tu as de la chance; tu es bilingue »*)
Vincent Bossé

Cela fait maintenant presque trois ans que je travaille comme caissier dans une chaîne de restauration rapide. Ce que j'aime principalement de mon emploi, c'est l'interaction avec les gens. Certes, comme dans n'importe quel travail nécessitant un service à la clientèle, ce n'est pas toujours évident de satisfaire tout le monde. Toutefois, en gardant toujours le sourire, ça devient généralement plus facile de gérer les situations plus complexes. La majorité du temps, j'entends de beaux commentaires sur mon travail – qui me font sourire – et cela me pousse à continuer.

En hiver comme en été, beaucoup de touristes viennent de partout pour découvrir la ville ou encore pour passer du temps avec des membres de leur famille; alors que d'autres font seulement une petite pause au resto avant de poursuivre leur route.

Récemment, une dame souriante vient à ma caisse. Je lui réponds par un traditionnel: « Bonjour! » Elle est anglophone et passe sa commande : « I'll have a number two with a coffee, please » (« Est-ce que je peux avoir un numéro 2 avec un café s’il vous plaît? »*). Je lui demande donc, tout naturellement : « And what do you want in it? Cream and sugar? » (« Et que voulez-vous dans votre café? De la crème et du sucre? »*). Et avec un beau grand sourire, elle me dit : « You're so lucky, you're bilingual » (« Tu as de la chance; tu es bilingue »*). Ma première réaction a été de lui répondre : « Well, I don't really have a choice, I'm working in a restaurant » (« Je n’ai pas vraiment le choix, je travaille dans un restaurant »*). Ensuite, j'y ai repensé. Sa remarque m'a vraiment fait sourire. Ce n'est pas quelque chose à laquelle je pense régulièrement, puisqu'on nous apprend l'anglais dès la 3eannée, mais c'est quand même toute une chance de pouvoir s'exprimer dans les deux langues alors que plusieurs gens sont limités à l'une ou l'autre.

La langue française est si riche et si développée, c'est une fierté pour moi de la parler couramment depuis mon enfance. C'est important de la souligner et de la mettre en valeur si on veut la conserver pour au moins les 100 prochaines années. L'anglais, pour sa part, est une langue passe-partout, je dirais même universelle. Peu importe où nous sommes dans le monde, en connaissant une petite base d'anglais, il y aura toujours une façon de parvenir à se faire comprendre.

Bref, je considère que cette dame m'a fait un cadeau en me faisant réaliser l'importance que ces deux langues ont dans ma vie. Avant de partir, elle m'a dit : « Have a nice day! » (« Bonne journée! »*). Et je lui ai répondu: « In french, you say bonne journée! » (« En français, on dit bonne journée! »*). Elle m'a souri et a dit avec l'accent : « Bon journée! ».

*notre traduction

le 28 mars 2011

Publication de la brochure Deux langues pour vivre ensemble!

Fredericton, le 28 mars 2011 –  Une brochure sur les langues officielles et la dualité linguistique est distribuée cette semaine dans les quotidiens et certains hebdomadaires du Nouveau-Brunswick. Publié par le Bureau du commissaire aux langues officielles, le document présente des réponses à de nombreuses questions sur ces deux sujets.

« À titre de commissaire, une de mes responsabilités est de promouvoir l’avancement de nos deux langues officielles, a expliqué Michel A. Carrier. Pour ce faire, il est important de bien expliquer la raison d’être des langues officielles et de la dualité. C’est l’un des objectifs de cette brochure. »

En plus de fournir des renseignements généraux et de répondre à des questions fréquentes, le document de douze pages renferme des témoignages de Néo-Brunswickois sur le bilinguisme et la dualité. « La langue et la culture sont au cœur de l’identité des gens, a poursuivi le commissaire. Voilà pourquoi nous avons invité des Néo-Brunswickois et Néo-Brunswickoises à prendre la parole. Ces témoignages sont inspirants et nous font prendre conscience de la richesse de nos deux langues officielles.»

Le commissaire espère que la publication de cette brochure permettra d’alimenter un dialogue de bonne foi sur le bilinguisme officiel et la dualité linguistique. « Je souhaite que cette brochure dissipe certains mythes et contribue à une meilleure compréhension de ce qui est au cœur de notre identité collective », a conclu Michel A. Carrier.

La brochure Deux langues pour vivre ensemble! peut être consultée en ligne.

Renseignements :
Hugues Beaulieu
Directeur des affaires publiques et de la recherche
506-444-4229 ou 1-888-651-6444
Hugues.Beaulieu@gnb.ca

le 23 octobre 2010

La dualité en éducation favorise l’égalité

par Michel A. Carrier
Commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick

L’éditorial du Telegraph Journal de samedi dernier m’a stupéfait. Ce qui paraissait, à première vue, être des observations à l’appui de la Grande marche pour l’égalité linguistique s’est avéré le rejet d’un des éléments les plus fondamentaux de notre projet de société aspirant à une véritable égalité pour les deux communautés linguistiques officielles. Cet éditorial présentait la dualité linguistique en éducation, qui est protégée par la Charte canadienne des droits et libertés, comme une pratique fractionnelle empêchant l’égalité réelle.

La dualité linguistique consiste en la nature véritable du Nouveau‑Brunswick, une province ayant deux communautés linguistiques officielles de statut égal. Cette mention figure non seulement dans la Loi reconnaissant l’égalité des deux communautés linguistiques officielles au Nouveau‑Brunswick, mais aussi dans la Charte canadienne des droits et libertés.

Même si l’anglais et le français ont un statut juridique égal au Nouveau‑Brunswick, il devrait être facile de comprendre qu’ils ne se heurtent pas aux mêmes difficultés en ce qui concerne leur vitalité et leur protection respectives. En Amérique du Nord, la langue française se trouve dans un état constant de fragilité. Sa survie et son développement nécessitent des mesures musclées et convaincantes afin de prévenir l’assimilation, d’où la dualité en éducation, c’est‑à‑dire nos deux réseaux d’écoles publiques. En fait, la Charte canadienne des droits et libertés stipule que chaque collectivité linguistique officielle au Nouveau‑Brunswick a « le droit à des institutions d’enseignement distinctes et aux institutions culturelles distinctes nécessaires à leur protection et à leur promotion ».

Nombreux sont ceux qui attribuent à la dualité en éducation le fait de restreindre l’assimilation dans la communauté francophone du Nouveau‑Brunswick. En effet, la dualité de notre système scolaire ne vise pas à diviser les gens, mais plutôt à assurer que les deux communautés linguistiques peuvent se développer pleinement et être véritablement égales.

Le Rapport du Comité sur l’organisation et les frontières des districts scolaires du Nouveau‑Brunswick (1979), dont la publication a précédé la réorganisation des districts scolaires en fonction de la langue, nous fournit un bon éclairage sur la question. En voici un extrait :

« Si l’on essaie d’intégrer deux systèmes dont l’un est plus faible que l’autre, le déséquilibre des rapports bilatéraux fera que le processus d’intégration affaiblira encore la plus faible des deux parties.Elle finira, le cas échéant, par se fondre dans une culture économique, sociale et culturelle peu différente de celle de la partie la plus forte (rapport de l’Organisation de Coopération et de Développement économique portant sur l’examen des politiques nationales d’Éducation au Canada en 1976). »

Aujourd’hui, la langue anglaise est encore plus présente mondialement – et virtuellement –, ce qui engendre davantage de difficultés pour notre communauté francophone. En conséquence, il devrait être clair pour tous que la dualité en éducation est encore plus essentielle. En plus d’être inquiétant, le fait que l’éditorial laisse entendre le contraire pourrait saper tout prochain effort visant à améliorer le dialogue entre nos deux communautés linguistiques.

le 5 octobre 2010

Le commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick présente son rapport annuel 2009-2010

Fredericton, le 5 octobre 2010 – Le commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick, Michel A. Carrier, a présenté aujourd’hui son septième rapport annuel. Intitulé Deux langues pour bâtir l’avenir, le document renferme de nombreuses recommandations, notamment en ce qui concerne la stratégie de mise en œuvre de la Loi sur les langues officielles, la révision de la Loi et l’affichage gouvernemental.

« Je suis heureux que le gouvernement provincial ait adopté une stratégie de mise en œuvre de la Loi, a déclaré le commissaire. Depuis un certain nombre d’années, nous recommandions l’adoption d’un tel outil pour assurer l’application intégrale de la Loi. Nous avons révisé la stratégie et avons formulé une série de recommandations afin qu’elle puisse atteindre ses objectifs. Je souhaite grandement que le nouveau gouvernement maintienne et bonifie cette stratégie. »

En ce qui a trait à la révision de la Loi, qui doit se faire au plus tard en 2012, le commissaire propose déjà trois changements à celle-ci : intégrer à la Loi le droit pour les fonctionnaires provinciaux de travailler dans la langue officielle de leur choix, assurer une meilleure protection des droits linguistiques dans le cas de partenariats public-privé, et obliger les organismes visés par la Loi à élaborer un plan de mise en œuvre de leurs obligations linguistiques.

La question de l’affichage est également abordée dans le rapport annuel. À cet égard, Michel A. Carrier recommande que le gouvernement adopte une politique équilibrée sur l’affichage gouvernemental. Tout en assurant un traitement égal aux deux langues officielles, cette politique permettrait, par le positionnement des mots (droite, gauche), de refléter la réalité linguistique des diverses régions de la province.

Au chapitre des plaintes, le Bureau du commissaire en a reçu 162 au cours de l’année 2009‑2010, la plupart visant l’absence de services gouvernementaux en français. Un échantillon de plaintes fondées est présenté dans le rapport annuel.

Le commissaire estime que le progrès des langues officielles au Nouveau-Brunswick passe notamment par un plus grand dialogue entre les deux groupes linguistiques :  « La conférence que nous avons organisée en novembre dernier a démontré que nos deux communautés linguistiques ont besoin de se parler davantage. » Le commissaire cite à ce propos des résultats du sondage mené par Continuum Research.

« Cinquante-cinq pour cent des francophones jugent que l’avenir de la langue française est menacé, alors que 22 % seulement des anglophones partagent cette opinion. Ces différences sont importantes et témoignent de la nécessité d’un plus grand dialogue entre les deux communautés », explique M. Carrier.

Le rapport annuel 2009-2010 renferme les comptes rendus d’activités liées au quarantième anniversaire de l’adoption de la première loi sur les langues officielles.  « Cet anniversaire a été pour nous l’occasion de brosser un portrait de la situation du bilinguisme dans la province, a affirmé le commissaire. Nous avons réalisé des progrès remarquables. Les résultats du sondage de Continuum Research montrent clairement que nos deux communautés linguistiques accordent un appui considérable au bilinguisme officiel. Malgré les défis qui demeurent, je suis convaincu que nous pouvons aller beaucoup plus loin, car les gens reconnaissent la valeur unique d’avoir deux langues pour bâtir l’avenir. »

Pour consulter le rapport annuel 2009-2010.

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Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec :

Hugues Beaulieu
Directeur des affaires publiques et de la recherche
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le 26 mai 2010

Michel Carrier réagit à l’adoption de l’arrêté sur l’affichage commercial à Dieppe

Fredericton, Le 26 mai 2010  – Le commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick, Michel Carrier, estime que le conseil municipal de Dieppe a adopté un règlement équilibré en matière d’affichage commercial. « Ce règlement assure au français la place qui lui revient, reflète le caractère francophone de cette ville et respecte le principe d’égalité de nos deux langues officielles », a déclaré le commissaire.

Michel Carrier souligne que le conseil a pris une sage décision en optant pour le bilinguisme dans l’affichage tout en permettant l’unilinguisme pour des raisons culturelles ou éducationnelles. « L’approche choisie par le conseil tient compte du fait que nos deux communautés linguistiques ont des organismes à vocation sociale qui ne devraient pas être forcés d’afficher dans l’autre langue officielle. »

C’est la première fois qu’une municipalité néo-brunswickoise adopte un règlement qui régit la langue d’affichage commercial. Pour le commissaire, il est important que cet arrêté soit reconnu comme une mesure qui respecte pleinement le principe d’égalité des deux communautés linguistiques.  « Ce qui se passe à Dieppe est susceptible d’influencer d’autres villes dans la province. Voilà pourquoi je me réjouis du contenu de cet arrêté. »

Le commissaire invite les autres municipalités de la province à travailler avec leur communauté d’affaires et leurs citoyens afin que l’affichage commercial reflète les valeurs au cœur de la Loi sur les langues officielles. « La vitalité d’une langue est étroitement associée à sa place dans l’espace public. L’affichage commercial peut et doit contribuer au dynamisme de nos deux langues officielles », a conclu Michel Carrier. 

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PERSONNE-RESSOURCE : Hugues Beaulieu, Directeur des affaires publiques et de la recherche, 506-444-4229

le 12 mars 2010

Message du commissaire à l’occasion de la Semaine provinciale de la fierté française

Fredericton, le 12 mars 2010 – Voici le message du commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick, Michel A. Carrier, à l’occasion de la Semaine provinciale de la fierté française qui se déroulera du 15 au 19 mars 2010.

La Semaine provinciale de la fierté française est l’occasion de célébrer non seulement la langue française, mais aussi la riche culture qui y est associée. C’est ce que nous rappelle le slogan de cette 21e édition : Partons à l’aventure, fêtons notre culture!

La multiplicité des langues et des cultures fait la richesse de l’être humain. Dans sa déclaration universelle sur la diversité culturelle, l’UNESCO souligne que « [cette] diversité est, pour le genre humain, aussi nécessaire qu’est la biodiversité dans l’ordre du vivant ».

À bien des égards, le Nouveau-Brunswick incarne la diversité linguistique et culturelle canadienne. Notre statut de province bilingue, qui assure l’égalité des deux langues officielles, contribue à faire rayonner le français partout au Nouveau-Brunswick. Lors d’un sondage mené en 2009, 84 % des Néo-Brunswickois ont déclaré être fiers de vivre dans la seule province officiellement bilingue. Cela doit nous réjouir.

En cette ère de mondialisation, il est important de promouvoir la diversité culturelle. Des activités telles que la Semaine provinciale de la fierté française contribuent à cet effort. En effet, depuis vingt et un ans, cet événement nous donne l’occasion de célébrer la richesse et la vitalité du français. Il s’agit aussi d’un moment privilégié pour réfléchir à la place qu’occupe cette langue dans notre vie quotidienne. Chaque francophone et francophile a un rôle à jouer pour assurer la vitalité du français ici et partout dans le monde.

J’invite donc tous les Néo-Brunswickois et Néo-Brunswickoises à prendre part aux nombreuses activités de la Semaine provinciale de la fierté française. Oui, partez à l’aventure, fêtez notre culture!

 
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PERSONNE-RESSOURCE :
Hugues Beaulieu, directeur des affaires publiques et de la recherche
Bureau du commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick
(506) 444-4229, 1 888 651-6444 (sans frais) ou par courriel hugues.beaulieu@gnb.ca

le 19 janvier 2010

Arrêté sur l’affichage à Dieppe : Commentaires du commissaire

Fredericton, le 19 janvier 2010 – Commentaires du commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick

Le 9 novembre 2009, le Conseil municipal de Dieppe adoptait en première lecture l’arrêté municipal Z-22 qui règlemente la langue de l’affichage commercial extérieur à Dieppe. Il s’agit d’une première au Nouveau-Brunswick; jamais auparavant une municipalité n’avait légiféré en cette matière.

La Loi sur les langues officielles du Nouveau-Brunswick ne s’applique pas au secteur privé. Par conséquent, l’affichage commercial est exclu de cette loi. Toutefois, le sujet nous intéresse grandement. En effet, il touche à des questions fondamentales qui sont au cœur de la Loi sur les langues officielles et de la Loi reconnaissant l’égalité des deux communautés linguistiques au Nouveau-Brunswick.

À notre avis, il est important que toute réglementation en matière de langue d’affichage soit reconnue comme une mesure qui respecte au plus haut point l’idée d’égalité de nos deux communautés linguistiques. C’est à cette condition qu’elle pourra inspirer d’autres municipalités à agir afin que l’affichage commercial reflète davantage le caractère bilingue de notre province.

L’arrêté

Depuis plusieurs années, la ville de Dieppe déploie des efforts considérables afin que l’affichage commercial reflète davantage sa réalité linguistique. Rappelons que  soixante-quinze pour cent des résidants de Dieppe sont francophones. Ces efforts de sensibilisation ont porté des fruits comme le démontrent les résultats d’une étude menée par le Comité de la promotion du français et du patrimoine à Dieppe. Toutefois, le conseil municipal a jugé préférable d’opter pour la réglementation afin « de favoriser une progression plus directe vers l’égalité d’usage des deux langues officielles » comme l’explique la Ville dans une circulaire qu’elle a fait parvenir aux commerçants dieppois.

L’arrêté Z-22 prévoit que le message ou le contenu de toute nouvelle enseigne extérieure devra être bilingue ou français. L’arrêté ne vise que la description qui apparaît sur l’enseigne, par exemple : magasin de chaussures.  La raison sociale, c’est-à-dire le nom même du commerce, n’est pas visée par l’arrêté. De plus, il ne s’appliquera pas aux enseignes extérieures actuelles à moins qu’elles ne soient modifiées ou déplacées.

Sensibilisation ou réglementation : un même objectif

Si la sensibilisation semble avoir atteint ses limites à Dieppe, cela ne signifie pas qu’elle n’est plus une option viable. Dans d’autres milieux, elle peut être un levier efficace de progrès. À cet égard, il faut souligner l’important projet de l’Association francophone des municipalités du Nouveau-Brunswick. Intitulé Notre paysage linguistique, ce projet repose essentiellement sur une approche de sensibilisation et de mesures incitatives.

Qu’on emploie la sensibilisation ou la réglementation, l’objectif en matière de langue d’affichage est le même : donner au français la place qui lui revient. Et cela n’est pas seulement une question de respect : la vitalité de cette langue en dépend. En effet, il est généralement admis qu’un paysage linguistique où l’anglais domine est un facteur d’assimilation. Et pour cause : la langue anglaise apparaît alors comme la langue dominante, ce qui renforce son effet d’attraction. De plus, l’affichage unilingue anglais indique que le français est une langue secondaire, donc moins pertinente, moins importante. On imagine facilement l’effet dévastateur que cela peut avoir sur un jeune francophone et son identité culturelle. Et que penser des immigrants qui arrivent dans une ville où l’affichage est en anglais seulement? Peut-on s’attendre à ce qu’ils souhaitent apprendre le français?

La vulnérabilité du français en Amérique du Nord n’a pas à être démontrée. L’assimilation, toujours présente, est là pour nous le rappeler. D’ailleurs, la Cour suprême du Canada a reconnu ce fait lorsqu’elle s’est prononcée sur la question de l’affichage il y a quelques années.

Il est intéressant de noter que les francophones et les anglophones n’ont pas la même perception quant à l’avenir de la langue française. Un récent sondage de Continuum Research indique que 55 % des francophones jugent que le futur de la langue française est menacé alors que 22 % seulement des anglophones partagent cette opinion. Ces pourcentages démontrent le besoin de mieux expliquer les défis importants auxquels est confrontée la langue française. Ces données viennent également appuyer le bien-fondé des mesures qui permettront à la communauté francophone d’atteindre cette égalité réelle qui est essentielle à son développement et à son épanouissement.

Égalité et dualité

La première partie de l’arrêté Z-22 est très intéressante, car elle contient plusieurs références à l’égalité des deux communautés linguistiques du Nouveau-Brunswick. On peut donc comprendre la surprise de certains lorsqu’ils ont constaté que l’arrêté prévoit qu’on puisse afficher seulement en français. Ces gens se sont alors posé la question suivante : le français et l’anglais ne sont-ils pas égaux dans notre province?

Selon les renseignements que nous avons obtenus, la possibilité d’afficher en français seulement a pour but de tenir compte des organismes qui offrent leurs services exclusivement en français. On pense ici à un journal ou à une station de radio. Cette option a donc pour but de ne pas forcer les commerces qui servent uniquement une communauté à se bilinguiser.

L’option d’afficher en français seulement à Dieppe semble s’inspirer du cadre juridique (Charte canadienne des droits et libertés, lois, jugements des cours) en matière de promotion et de protection des minorités linguistiques. Il est évident qu’une communauté linguistique minoritaire cherchera à se prévaloir de ces protections légales pour préserver et promouvoir sa langue et sa culture. Il faut aussi soulignerl’apport de la Loi reconnaissant l’égalité des deux communautés linguistiques au Nouveau-Brunswick. Cette loi prévoit que les deux communautés ont droit à des institutions distinctes où peuvent se dérouler des activités culturelles, éducationnelles et sociales.

Nous croyons que la Ville de Dieppe pourrait tenir compte de ces mêmes principes pour permettre l’affichage unilingue anglais dans le cas des commerces ou organismes qui exercent une mission culturelle au sein de la communauté anglophone de Dieppe. On pense ici à un journal local ou à une librairie indépendante. Pareille mesure ne nuirait pas à l’objectif poursuivi par l’arrêté Z-22. De plus, cela démontrerait clairement que la ville de Dieppe ne cherche pas à diminuer le statut de l’anglais ou d’être revancharde envers la communauté anglophone, comme certains l’ont laissé entendre. De ce fait, il serait clair que l’intention est de traiter les deux groupes linguistiques sur le même pied tout en offrant à la communauté francophone un outil important pour son développement et son épanouissement. L’arrêté Z-22 serait ainsi considéré comme une mesure nécessaire dans cette quête d’égalité réelle et pourrait en quelque sorte encourager d’autres municipalités dans la province à traiter de la question de l’affichage commercial de façon plus proactive. Les francophones ailleurs dans la province pourraient alors profiter individuellement et collectivement des bénéfices d’un paysage linguistique où le français et l’anglais sont traités d’une manière égale.

Nous comprenons les objectifs de la Ville de Dieppe en matière de langue d’affichage. Nos commentaires visent à ce que l’arrêté Z-22 atteigne les buts escomptés tout en ajoutant aux efforts de promotion de l’égalité de nos deux langues officielles partout dans la province.

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Pour de plus amples renseignements :
Hugues Beaulieu
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le 23 novembre 2009

Conférence sur les langues officielles

Fredericton, le 23 novembre 2009 –  Communiqué de presse – Une conférence sur les langues officielles se tiendra les 24 et 25 novembre à Fredericton. Près d’une centaine de personnes, issues de tous les milieux, ont été invitées à cette rencontre organisée par le Bureau du commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick.

Sous le thème Deux langues pour façonner notre avenir / Shaping our Future with Two Languages, la conférence portera principalement sur les perceptions et attitudes des gens à l’endroit des langues officielles et du bilinguisme. « L’objectif est de mieux comprendre ces perceptions afin de mieux promouvoir nos deux langues, a expliqué le commissaire, Michel Carrier.

La conférence s’ouvrira le 24 novembre en soirée par un entretien entre deux grandes personnalités : John Ralston Saul et  Herménégilde Chiasson. La présentation des résultats d’un sondage sur les langues officielles, des exposés, une table ronde et des ateliers composent le programme des activités du 25 novembre.

« Un sondage mené durant l’été 2009 par Continuum Research* nous indique qu’une majorité de Néo-Brunswickois (82 %) appuient le concept de langues officielles, a poursuivi le commissaire Carrier. Cela est une bonne nouvelle. Le sondage révèle aussi que nos deux communautés linguistiques n’ont pas toujours les mêmes perceptions quant à d’autres aspects des langues officielles. Par exemple, 55 % des francophones jugent que le futur de la langue française est menacé alors que 22 % seulement des anglophones partagent cette opinion. Ces perceptions sont importantes et nous devons les comprendre afin de mieux promouvoir la pleine reconnaissance et l’usage de nos deux langues officielles. »

En 1969, le Nouveau-Brunswick adoptait la première loi qui faisait du français et de l’anglais les deux langues officielles de la province. La conférence Deux langues pour façonner notre avenir / Shaping  our Future with Two Languages s’inscrit dans le cadre des activités entourant le 40e anniversaire de l’adoption de cette loi.

* Les résultats du sondage sont présentés dans le rapport annuel 2009-2010 (pages 7 à 11)

Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec :
Hugues Beaulieu
Directeur des affaires publiques et de la recherche
Bureau du commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick
506-444-4229 ou 1-888-651-6444

Les membres de la presse qui souhaitent assister à la conférence sont tenus de s’inscrire auprès du Bureau du commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick.

le 9 novembre 2009

Les langues se délient…au sujet des langues officielles

Fredericton, le 9 novembre 2009 – Le Bureau du commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick publie aujourd’hui un encart intitulé Les langues se délient… au sujet des langues officielles.

« Lorsqu’on parle de langues officielles, on pense généralement aux lois, aux politiques et aux décisions des tribunaux », a déclaré le commissaire Michel Carrier. « On oublie souvent que derrière cette question, il y a d’abord des gens, c’est-à-dire les membres de nos deux communautés linguistiques. C’est pourquoi, à l’occasion du quarantième anniversaire de l’adoption de la première loi sur les langues officielles, nous publions ces témoignages de gens de tous les horizons. »

L’encart bilingue est distribué dans les principaux quotidiens du Nouveau-Brunswick. On peut aussi le consulter en visitant le site Web du commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick. Les langues se délient…au sujet des langues officielles.

« Les témoignages contenus dans cette publication nous font prendre conscience des progrès que nous avons accomplis au cours des décennies, de la richesse de connaître plusieurs langues et des défis qui se posent à nous », a poursuivi le commissaire. Je remercie toutes les personnes qui ont accepté de nous faire part de leurs réflexions sur le sujet. »

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Pour de plus amples renseignements :

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le 6 octobre 2009

Soumission du rapport annuel 2008-2009 du commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick

Le commissaire aux langues officielles prône une vision plus généreuse des langues officielles

Fredericton, le 6 octobre 2009 – Le commissaire aux langues officielles, Michel Carrier, estime qu’une égalité réelle entre les deux communautés linguistiques du Nouveau-Brunswick passe par une vision plus généreuse des langues officielles. M. Carrier a fait cette déclaration à l’occasion du dépôt de son 6e rapport annuel.

« Trop souvent, la Loi sur les langues officielles est considérée comme un mal nécessaire plutôt qu’un symbole de respect et d’égalité. Trop souvent, l’esprit de la Loi est délaissé au profit d’une interprétation très pointue et limitée. Quarante ans après l’adoption de la première loi, le temps est venu d’avoir une vision beaucoup plus généreuse des langues officielles », a déclaré Michel Carrier.

Dans son rapport annuel, le commissaire Carrier indique que son bureau a reçu 148 plaintes entre le 1er avril 2008 et le 31 mars 2009. De ce nombre, 62 plaintes étaient recevables, soit 52 déplorant le manque de services en français et 10 signalant le manque de services en anglais. Par ailleurs, le Bureau a traité 65 demandes d’information concernant la Loi sur les langues officielles (LLO).

« Ce sixième rapport brosse le portrait d’une année fort particulière pour les langues officielles, a poursuivi Michel Carrier. Ce fut une année de progrès en raison de la nouvelle politique sur la langue de travail et de la création d’un comité chargé d’assurer une meilleure application de la Loi. Ce fut aussi une année marquée par des réformes gouvernementales en santé et en éducation qui ont suscité beaucoup d’interrogation et d’inquiétude quant à nos acquis en matière de droits linguistiques. Et ce fut une année de réflexion en raison du 40e anniversaire de l’adoption de la première loi sur les langues officielles.»

Langue de travail au sein de la fonction publique

Dans son rapport, le commissaire Carrier recommande au gouvernement d’adopter trois mesures afin d’assurer le succès de la nouvelle politique en matière de langue de travail dans la fonction publique. « Les sous-ministres et les cadres doivent assurer un leadership fort et soutenu pour que les employés tirent profit de cette politique, a précisé M. Carrier. Il faut aussi mettre en œuvre une stratégie de promotion des langues officielles en milieu de travail et assurer un meilleur accès à la formation linguistique. » Par ailleurs, Michel Carrier recommande que les principaux éléments de cette nouvelle politique soient ajoutés à la Loi sur les langues officielles à l’occasion de sa révision qui doit être faite d’ici le 31 décembre 2012. « Le droit de travailler dans sa langue m’apparaît fondamental compte tenu du statut d’égalité des deux communautés linguistiques du Nouveau-Brunswick », a précisé le commissaire.

Application de la Loi sur les langues officielles

Le commissaire a également souligné qu’il a très hâte de prendre connaissance de la stratégie gouvernementale pour assurer une meilleure mise en œuvre de la Loi sur les langues officielles. Au cours des dernières années, Michel Carrier a recommandé à plusieurs reprises que les institutions assujetties à la LLO se dotent d’un plan directeur  afin d’assurer une meilleure application de la Loi.  « Cette stratégie, si elle est bien conçue et appliquée uniformément, permettrait des progrès importants en matière de prestation de services bilingues de qualité », a déclaré le commissaire. « À l’occasion du 40e anniversaire de la Loi, je crois qu’on peut s’offrir un cadeau qui reflète une vision plus généreuse des langues officielles », a conclu le commissaire.

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Pour lire le rapport annuel 2008-2009.

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